En ce 1er novembre où l’Eglise célèbre la solennité de la Toussaint, il est bon de méditer davantage ce mystère à la lumière de la constitution dogmatique « Lumen Gentium ». Car en proposant la compréhension de l’Eglise comme le « Peuple de Dieu », les Père Conciliaires enracinent et renouvellent l’ecclésiologie à la source de la théologie de cette fête !

Un « Peuple de Dieu en marche », n’est-ce pas l’image si éloquente et si silencieuse que la télévision du monde entier a pu voir de ses yeux lors de l’ouverture du Concile le 11 octobre 1962 ? Cette foule immense s’avançant vers l’Autel de la Basilique saint Pierre, lieu où se perpétue le mystère du Salut par l’Agneau Immolée… N’est-ce pas, avec les moyens de notre temps, une anticipation de la prophétie du Livre de l’Apocalypse lue à la messe de la Toussaint ce matin?

Aussi, il est normal qu’en la fête de la Toussaint nous puissions rendre grâce à Dieu avec les saints pour le don de la constitution dogmatique « Lumen Gentium » ! Grâce à elle nous pouvons mieux contempler son mystère et surtout y vivre pleinement, pour en son sein, y accomplir notre vocation de baptisé qui est un appel universel à la sainteté !

 

« Lumen Gentium » est donc la deuxième constitution dogmatique à avoir été signée au moment du Concile Vatican II, lors de la troisième session du 14 septembre au 21 novembre 1964, à 2151 voix contre 5.

Dans trois articles précédents, nous avons pu évoquer les numéros 01, 02 et 03 afin de montrer que l’ecclésiologie de Vatican II s’enracine dans le mystère pascal, surtout dans la célébration de la vigile pascale. Mais également que le mystère de l’Eglise s’enracine au cœur même de la Trinité et du baptême. Et enfin nous montrer l’enracinement de l’Eglise dans la figure du Fils.

C’est dans les numéros 5, 6, 7 et surtout 8, que les Pères Conciliaires manifestent la dimension organisée, mais avant tout mystérique de l’Eglise !

Attardons-nous donc à ces numéros !

Le numéro 5 reprend la question de la Fondation de l’Eglise, et de son lien étroit avec le Christ et son Royaume.

Il est dit ceci :

« Le mystère de l’Eglise sainte se manifeste en sa fondation. En effet, le seigneur Jésus donna naissance à son Eglise en prêchant l’heureuse nouvelle, l’avènement du Règne de Dieu promis dans les Ecritures depuis les siècles… Ce Royaume, il brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ. ».

Il parait évident, mais il est bon de le rappeler que la fondation de l’Eglise n’est pas une passation de pouvoir, mais c’est la personne même du Christ ! C’est l’humanité de Jésus qui est bien la Pierre Angulaire, la fondation de l’Eglise ! L’Eglise a mystérieusement commencé avec l’humanité de Jésus-Christ, lorsque ce dernier a commencé, a inauguré son ministère, c’est-à-dire son baptême ! Même si nous avions au numéro 3 que le signe par excellence du commencement et de la croissance de l’Eglise est le mystère de la Croix, on peut constater un approfondissement. L’Eglise « nait » avec le ministère public de Jésus-Christ, mais « commence » lors du mystère de la Croix !

Aussi, si l’Eglise a pris naissance avec le Baptême du Christ, nous comprenons alors pourquoi le Baptême a été considéré comme le Sacrement qui nous fait entrer dans la vie ecclésiale ! Ce n’est pas uniquement devenir « enfant de Dieu » et recevoir le pardon de ses péchés, mais c’est également devenir « enfant de l’Eglise » ! Le baptême est le sacrement de « la naissance », à la fois de l’Eglise, de la vie ecclésiale, de la vie spirituelle !

L’Eglise ne peut comprendre son mystère sans passer par une connaissance de l’humanité de Jésus-Christ, et par conséquent du Jésus de l’histoire ! Car c’est par le Jésus de l’histoire que l’on peut accéder à la Révélation qu’il est bien le Fils de Dieu, comme au moment de sa mort ! C’est par le Jésus de l’histoire que l’on peut accéder aux mystères de la Foi.

Cette affirmation dogmatique n’est pas sans conséquence, surtout lorsque l’on pense aux crises de l’exégèse moderne, qui depuis plus d’un siècle a connu une grave division entre la recherche du Jésus de l’histoire et de Jésus de la foi (des apôtres et évangélistes). Allant jusqu’à dire, dans des positions les plus extrêmes que l’Evangile ne présente que le Jésus de la foi, et non le Jésus de l’histoire ! Et qu’à travers le Nouveau Testament, on ne peut pas accéder à la connaissance du Jésus de l’histoire ! Cette position extrême a agité l’Eglise du vingtième siècle. Or ici, le Concile, en affirmant que c’est à travers du ministère public de Jésus, au travers de son humanité concrète, que l’Eglise prend naissance et reçoit de Lui la compréhension de son mystère, pose un acte ouvrant une réconciliation ! D’ailleurs l’œuvre de Benoît XVI avec sa trilogie « Jésus de Nazareth » en est une manifestation concrète. Car dans son geste intellectuel, il a voulu réconcilier la recherche du Jésus de l’histoire et la Christologie. Il a voulu retrouver les traces du Jésus de l’histoire, du « fils de l’homme » pour refonder les éléments de la foi au « Fils de Dieu ».

La constitution poursuit en ses termes au même numéro 05:

«… Aussi l’Eglise, pourvue des dons de son fondateur, et fidèlement appliquée à garder ses préceptes de charité, d’humilité et d’abnégation, reçoit mission d’annoncer le Royaume du Christ et de Dieu, et de l’instaurer dans toutes les nations, formant de ce Royaume le germe et le commencement sur la terre. ».

Cette expression montre bien le lien qu’il existe entre ce que Jésus a manifesté par son humanité et la mission de l’Eglise. Il est évident que l’Eglise a pour vocation de poursuivre sur terre, ce que le Christ a inauguré. Il « continue » l’œuvre du Christ. D’où la nécessité pour Elle de lui être fidèle et de garder son Testament : A la fois sa Charité qui s’est magnifiquement montré à notre regard lors du Lavement des pieds. A la fois dans l’humilité et l’abnégation pour demeurer dans la fidélité au témoignage de son Maître ! Nous voyons bien que l’Eglise doit sans cesse se renouveler dans le ministère public de Jésus-Christ, et ainsi d’être attentive aux « traces de son Royaume » qu’il a laissé dans l’histoire par son humanité. Le symbolisme du « germe », du « commencement », des « traces » est éloquente, car l’Eglise ne pourra jamais se reposer sur ses lauriers ! Au contraire elle devra toujours se mettre en quête du Royaume dont nous avons pu en avoir un aperçu sûr dans l’humanité de Jésus-Christ.

Si l’Eglise prend mystérieusement naissance dans l’humanité de Jésus-Christ à partir de son Baptême, elle devra sans cesse rester fidèle à son témoignage, et se renouveler par Lui, avec Lui et en Lui, et cela grâce au mystère de la Croix.

Le numéro 6 présente toutes les « images bibliques » pour présenter le mystère de l’Eglise.

Le fait de parler de l’Eglise par l’emploi de métaphores empruntées à la culture de la Méditerranée et de la Terre Sainte, est significatif de la dimension mystérique de l’Eglise. Le génie de la métaphore, c’est qu’elle nous conduit à trouver ce qui est caché, bien au délà du sens élargi du signifiant ! Cela nous invite vraiment à chercher, à contempler, à trouver au-delà des traces qui nous sont laissées par les expressions empruntées à la Sainte Ecriture ! La métaphore sera d’autant plus forte qu’elle ne confère pas une compréhension immédiate ! Le génie de la métaphore, c’est qu’elle ne parle pas tout de suite ! Elle ne donne rien d’évident qui saute aux yeux ! Avec la métaphore, il n’y a rien d’immédiat !

Aussi appliquée à l’Eglise, on ne peut saisir son mystère de manière immédiate ! Et le danger d’aujourd’hui c’est de rendre tout trop immédiat, surtout en termes de communication, comme si tout devait « parler » immédiatement au risque d’être méprisé ! L’Eglise après le concile, se doit de demeurer un mystère qu’il ne faut pas profaner par une intrusion et voyeurisme maladif!

La constitution dogmatique dit ceci :

 « …Tout comme dans l’Ancien Testament la Révélation du Royaume est souvent présentée sous des figures, de même maintenant c’est sous des images variées que la nature intime de l’Eglise nous est montrée, images tirées soit de la vie pastorale ou de la vie des champs, soit du travail de construction ou encore de la famille et des épousailles, et qui se trouvent ébauchées déjà dans les livres des prophètes. »

Enfin ce numéro 06 va présenter 4 images pour l’Eglise : le « bercail », le « terrain de culture », la « construction », la « Jérusalem d’en haut ». Ces 4 images donnent une vision très dynamique du mystère de l’Eglise !

Surtout à travers l’image de la construction, la constitution dit ceci :

« …Sur ce fondement, l’Eglise est construite par les apôtres, et de ce fondement elle reçoit fermeté et cohésion. Cette construction est décorée d’appellations diverses :… Et surtout le « temple saint », lequel représenté par les sanctuaires de pierres, est l’objet de louange des saints Pères et comparé à juste titre dans la liturgie de la Cité sainte, la nouvelle Jérusalem. En effet, nous sommes en elle sur la terre comme les pierres vivantes qui entrent dans la construction… ».

Nous voyons bien que l’Eglise possède cette dimension communautaire dont la cohésion et le centre est la personne même de Jésus-Christ, ainsi que sur les apôtres. Je trouve que nous aurions à y gagner si nous retrouvions le sens de la dimension apostolique dans la compréhension de l’Eglise. Nous ne parlons pas assez d’eux, or c’est grâce à leurs prédications que la Bonne Nouvelle est venue jusqu’à nous ! Comme nous l’avions remarqué dans le commentaire de la constitution « Dei Verbum », c’est grâce à leurs prédications qui ont suscité la rédaction des Evangiles, que nous pouvons aujourd’hui encore connaître le Christ !

Et puis, le fait de considérer le mystère de l’Eglise dans sa manifestation visible et concrète, comme « l’image » de la « Jérusalem céleste », nous met directement dans la perspective de l’anticipation ! La vie ecclésiale doit manifester cette « anticipation » de la vie auprès de Dieu. L’Eglise doit annoncer, rassembler de tous les horizons, mais avant tout pour ANTICIPER et nous TOURNER vers le Seigneur et la vie céleste !

C’est ici que nous trouvons le lien profond avec la fête de la Toussaint, car cette solennité mais en pleine lumière la vision de l’Apocalypse de cette « foule immense des sauvés ». L’Eglise, en tant que « Peuple de Dieu » manifeste déjà cette image de « La foule des sauvés » évoquée dans la Jérusalem Céleste ! Ainsi cette fête religieuse nous tourne vers les biens du Ciel, vers la finalité de toute vie humaine, vers le fruit de la Promesse et de la Résurrection du Christ pour ceux et celles qui croiront en lui !

Par sa méditation johannique en la fête de la Toussaint, l’Eglise peut y voir l’image de son mystère qui est d’anticiper et de rechercher instamment les biens du Ciel !

C’est la compréhension théologique de la TOUSSAINT qui permet alors de mettre en lumière cet extrait du même numéro 6 de la Constitution qui dit :

« Tant qu’elle chemine sur cette terre, loin du Seigneur, l’Eglise se considère comme exilée, en sorte qu’elle est en quête des choses d’en haut dont elle garde le goût, tournée là où le Christ se trouve, assis à la droite de Dieu, là où la vie de l’Eglise est cachée avec le Christ en Dieu, attendant l’heure, où avec son Epoux, elle apparaitra dans la gloire. ».

Nous voyons ici un condensé spirituel d’une force extraordinaire !

 L’Eglise comprend son mystère par la contemplation des mystères de Jésus-Christ ! Ici c’est la méditation du mystère de l’Ascension ! Ce mystère est alors, comme « l’étoile qui brille » et qui « guide » l’Eglise dans sa marche en ce monde ! Elle se tourne sans cesse vers ce mystère !

C’est dans l’Ascension que l’on peut comprendre la finalité et le but ultime de la vie ecclésiale. Or la fête liturgique de la Toussaint manifeste déjà cet accomplissement, pour les fidèles croyants, des mystères de la Résurrection et de l’Ascension.

Il bon de remarquer, même si ce n’est pas mentionné, que cet héritage d’une vision de l’Eglise enracinée dans le mystère de l’Ascension est le fruit des textes et des réflexions de Pie XII, en particulier dans son encyclique sur l’Eglise « Mystici corporis » en 1943 et son encyclique sur la liturgie « Mediator Dei » de 1947.

Le génie de « Lumen Gentium » est cette considération de la finalité et du but ultime de l’Eglise, enracinée dans la contemplation du mystère de l’Ascension. Car là aussi, la source d’une telle vision est issue dans la liturgie de la Veillée Pascale. Il est tout à fait possible de faire une mystagogie de la Veillée Pascale comme une anticipation du mystère de l’Ascension.

En effet, que représente l’entrée du Cierge Pascal dans l’Eglise, si ce n’est l’entrée du Ressuscité dans la Cité Céleste !

Que représente l’installation du Cierge Pascal dans le chœur, si ce n’est le Ressuscité s’asseyant à la Droite du Père et se présentant à Lui comme l’Unique Grand Prêtre selon la Lettre aux Hébreux.

Que représente la foule avec ses cierges, suivant en cortège le Cierge Pascal, si ce n’est l’anticipation de cette foule immense des sauvés dont parle l’Apocalypse en cette fête de la Toussaint!

Il est alors permis de résumer ce numéro 6 de la Constitution comme la présentation de la FINALITE de l’Eglise et de son lien avec l’Ascension du Christ! Une finalité elle aussi complètement ordonné à Jésus-Christ et à son humanité glorifié ! Car qu’est-ce que l’Ascension si ce n’est l’entrée dans la gloire du Ciel de l’Humanité glorifiée ressuscitée de Jésus-Christ. L’Eglise doit alors préparer notre humanité, avec toutes ses contingences, à entrer dans la gloire de son Seigneur, monté aux cieux !

Le numéro 7 de la Constitution va développer le lien étroit entre Jésus-Christ et l’Eglise.

En effet, si c’est l’humanité de Jésus-Christ qui au début de son apostolat va donner mystérieusement naissance à l’Eglise, et si c’est l’humanité glorifiée de Jésus-Christ qui en son Ascension va donner la finalité de l’Eglise, alors il faut définir comment va se vivre cet enracinement christologique.

Le texte au numéro 7 dit ceci :

« …Dans ce corps, la vie du Christ se répand dans les croyants que les sacrements, d’une manière mystérieuse et réelle, unissent au Christ souffrant et glorifié. ».

Nous voyons ici clairement que le renouvellement de la vie de l’Eglise passe par les sacrements : ce sont eux qui nous transforment pour nous enraciner dans la fidélité au Christ. On ne peut se couper des sacrements, car ce sont eux qui actualisent en nous les mystères de la vie du Christ.

Mais le texte va plus loin en disant :

« …Tous les membres doivent se conformer à Lui, jusqu’à ce que le Christ soit formé en eux. C’est pourquoi nous sommes assumés dans les mystères de sa Vie, configuré à Lui, associés à sa mort et à sa Résurrection, en attendant de l’être à son Règne. »

Nous voyons bien qu’il est nécessaire et incontournable de passer par l’humanité de Jésus. C’est elle qui donne forme, qui « ordonne » et coordonné l’Eglise. L’Eglise est invitée à participer à l’ensemble des mystères de la vie du Christ, et cela dans l’attente, de sa propre glorification ! L’Eglise se doit de manifester cette attente eschatologique : nous attendons le retour du Christ, ce que le temps de l’avent nous invite à vivre ! Car n’oublions pas que l’avent n’est pas l’attente pour nous souvenir d’un évènement passé, mais bien l’attente de l’avènement du Christ qui est son retour glorieux !

Cependant le texte ajoute :

« …Pour que nous puissions nous renouveler en Lui sans cesse, il nous a fait part de son Esprit qui, étant unique et le même dans la Tête et dans les membres, vivifie le Corps entier, l’unifie et le meut. »

Nous voyons ici, un élément théologique important, car pour assurer ce renouvellement, il n’y a pas que les sacrements, mais la vie « spirituelle », c’est-à-dire la vie dans l’Esprit. Nous pouvons constater dans ces lignes un apport de la pensée orientale, car nous voyons que c’est « par l’Esprit » que l’Eglise perpétue son unité et sa vitalité. Certes c’est bien le mystère de la Croix qui fonde l’unité de l’Eglise, mais c’est par l’Esprit que cette unité se perpétue, se construit, s’affermit, se renouvelle ! Enfin, les fidèles ont besoin d’une vie spirituelle solide afin de se renouveler par, avec et dans l’humanité du Christ : voilà la source de toute vie authentique en Eglise !

C’est le numéro 8 qui fait passer de la dimension mystérique de l’Eglise à son organisation concrète et hiérarchisée.

Cela est très explicite avec cette citation en spirale :

« Le Christ, unique médiateur, crée et continuellement soutient sur la terre, comme u tout visible, son Eglise sainte, communauté de foi d’espérance et de charité par laquelle il répand, à l’intention de tous, la vérité et la Grâce. Cette société organisée hiérarchiquement d’une part, et le Corps mystique d’autre part, l’assemblée discernable aux yeux de la communauté spirituelle, l’Eglise terrestre et l’Eglise enrichie des biens célestes ne doivent pas être considérées comme deux choses, elles constituent au contraire une seule réalité complexe, faite d’un double élément humain et divin. C’est pourquoi, en vertu d’une analogie qui n’est pas sans valeur, on la compare au mystère du Verbe Incarné. ».

Il est évident que le Concile insiste sur l’unité qui existe entre l’organisation hiérarchique de l’Eglise et son mystère. Encore aujourd’hui la tentation est grande de les séparer. De considérer dans une sorte de communion de pensées et de cœur. Face aux attaques de la dimension visible et organisée hiérarchiquement de l’Eglise, au nom même d’une authentification de vie chrétienne, on fragilise la compréhension même du mystère de l’Eglise et par la même occasion nous générons des erreurs. Ceux qui au nom même du Concile sont défavorables à l’institution, sont hélas dans l’erreur ! Le numéro 8 atteste bien que l’on ne peut considérer le mystère de l’Eglise sans son « incarnation concrète » au travers de son institution organisée !

Ce problème contre la constitution hiérarchique de l’Eglise et en lien avec les difficultés concernant l’humanité même de Jésus-Christ. Car Jésus-Christ aussi est victime d’une réduction inquiétante de sa personne à une sorte « d’idéal » philosophique ou philanthropique ! Le XXIème siècle voit revenir une forme de remise en cause du mystère de l’Incarnation !

C’est au nom même des conséquences de l’Incarnation que l’Eglise s’exprime sur des questions brûlantes de la Société ! C’est parce qu’ayant sa naissance dans la personne même de Jésus-Christ, le Verbe Incarnée, que l’Eglise ne pourra jamais se passer de son organisation hiérarchique. Mais cette dernière devra se renouveler !

Et c’est pourquoi la fête de la Toussaint est une belle occasion.

Occasion de rendre grâce pour le Concile et le don de la constitution dogmatique « Lumen Gentium » !

Occasion de rendre grâce à Dieu pour le don de son Eglise, même si Elle porte en elle le mystère du bon grain et de l’ivraie.

Occasion de prier pour sa conversion afin que s’accomplisse pour l’Eglise dans le monde de ce temps cette dernière citation de numéro 8 de la constitution :

« …Tout comme en effet la nature prise par le Verbe divin est à son service comme un organe vivant de Salut qui lui est indissolublement uni, de même le tout social que constitue l’Eglise est au service de l’Esprit du Christ qui lui donne la vie, en vue de la croissance du corps. »

Pour approfondir…

On peut le faire grâce à la musique figurez-vous!

Il se trouve qu’Olivier MESSIAEN a écrit en 1932 une pièce pour orgue s’intitulant « Apparition de l’Eglise éternelle ». Cette pièce musicale présente des aspects qui peuvent nous aider à mieux comprendre par les sons, le mystère de l’Eglise que Vatican II promulguera en 1964!