Face à la déferlante médiatique sur la question du mariage, on ne peut qu’être saturé sur cette question ! Je ne vous cache pas que par moment il serait légitime d’en avoir assez de ce matraquage publicitaire qui au bout du compte ne nous permet plus de réfléchir avec sagesse, recul et pondération…

Enfin, on ne peut empêcher d’être « passionné » sur cette question ! Et tous les protagonistes, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de cette vision inexorablement binaire entre les « progressistes » et les « conservateurs », ne nous aident plus tellement à votre autrement ce problème aussi complexe. Hélas, trop de passion tue la raison!

Problème « Complexe » car il fait appel à tant de domaines de compétences qu’on en peut le vulgariser comme on le fait en ce moment hélas… Problème « Passionné » parce qu’il touche notre fibre émotionnelle sur la magnifique question de l’amour et de la vie à deux.

Et si l’on prenait un peu de recul, juste le temps d’un instant de regarder un peu dans l’histoire de l’Eglise les textes du magistère sur cette question, et surtout de ce que la préparation du Concile Vatican II évoque de la question du mariage…

Commençons déjà par tenter une synthèse de la question du mariage, jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale

Léon XIII et les questions légales et morales…

Entre Révélation et sécularisation.

Conclusion en 2013 comme dirait l’ecclésiaste, vraiment rien de neuf sous le soleil !

Il faut reconnaitre que ce n’est que très tardivement dans l’histoire de l’Eglise que le discours sur le mariage a pris une telle ampleur et un tel engouement précis.

Le premier à amorcer en conséquence une réflexion sur le mariage fût Léon XIII. Il écrivit une encyclique « Arcanum divinae sapientiae » du 10 février 1880. A cette époque, Léon XII avait réagi par rapport aux attaques contre ce qu’il nomme la « société familiale » dont le mariage en est le principe et le fondement.

Léon XIII et la sécularisation du Mariage contre l’indissolubilité.

Entre Foi et Raison!

Il faut reconnaitre que la réaction de Léon XIII se situe en réponse face à un courant de sécularisation de l’institution du mariage dans son aspect juridique. En effet, en Europe depuis le mouvement initié par la Révolution Française qui légalisa le divorce, on assistait à une sorte de querelles de pouvoir concernant la légitimité juridique du mariage. La question fondamentale se pose de savoir qui a la compétence pour reconnaitre légalement le mariage : les institutions religieuses et en particulier l’Eglise ou bien l’Etat.

Il faut bien admettre que c’est l’Etat qui s’est mis à prendre la place de l’institution religieuse, qui depuis des siècles avait compétence en ce domaine.

Léon XIII critique assez vivement ce mouvement de sécularisation et de prise de pouvoir de l’Etat sur la dimension juridique du mariage. Voici son plaidoyer :

« Ils travaillent donc avec acharnement à amener, non seulement les individus, mais encore les familles et toute la société humaine, à mépriser orgueilleusement la souveraineté de Dieu. Or, la source et l’origine de la famille et de la société humaine tout entière se trouvent dans le mariage. Ils ne peuvent donc souffrir en aucune façon qu’il soit soumis à la juridiction de l’Eglise. Bien plus, ils s’efforcent de le dépouiller de toute sainteté et de le faire entrer dans la petite sphère de ces choses instituées par l’autorité humaine, régies et administrées par le droit civil. En conséquence, ils attribuent aux chefs de l’Etat et refusent à l’Eglise tout droit sur les mariages ; ils affirment qu’elle n’a exercé autrefois un pouvoir de ce genre qua par concession des princes, ou par usurpation. Ils ajoutent qu’il est temps désormais que les chefs d’Etat revendiquent énergiquement leurs droits et se mettent à régler librement tout ce qui concerne la matière du mariage. De là est venu ce qu’on appelle vulgairement le mariage civil ».

Pour construire son argumentaire face à cette question juridique, l’encyclique est à la fois théologique et juridique.

Léon XIII, pour conforter la compétence juridique de l’Eglise sur la question du mariage, s’appuie sur une donnée théologique de la Révélation, à savoir l’indissolubilité du mariage.

Dans l’Evangile, en s’appuyant lui-même sur la Genèse, Jésus révèle et se prononce sur cette question : le mariage est Un entre un homme et une femme, il est « sacré » parce consenti devant Dieu, et personne ne peut le rompre ! Voilà le contenu théologique de la Révélation qui fonde le mariage comme « sacrement ».

Et Léon XIII, au début de son encyclique rappelle et développe à nouveau frais cette donnée de la Révélation, pour construire son argumentaire. Si le mariage est « sacré » alors il relève des institutions religieuses et non de l’Etat. Si devant Dieu, il est un et unique, indissoluble, alors on ne peut acquiescer la légalisation du divorce.

La démarche intellectuelle de Léon XIII est pertinente, parce qu’elle est basée sur une union entre ce qui relève du spirituel et du temporel. C’est le rapport entre la foi et la raison ! Cette tension repose sur l’Incarnation du Jésus-Christ. Puisque ce dernier est à la fois Dieu et homme. En Lui, il y a une union entre ce qui relève du « spirituel » et du « temporel ». C’est bien dans ce rapport entre foi et raison, que Léon XIII se permet de faire reposer une argumentation concernant la dimension juridique et temporelle du mariage, sur une donnée de la Révélation, et par conséquent de la foi !

Mais il faut bien admettre, que tout en mettant en exergue la légalisation par les Etats du divorce et le mouvement de sécularisation, l’encyclique amorce une réflexion audacieuse et « prophétique », à la fois sur le statut de la femme, de même que le rapport Mariage/ Mœurs sociétales.

Une encyclique qui pose le rapport complexe entre Mariage/Mœurs sociétales/Engagements publics.

Il est clair que pour Léon XIII, affaiblir cette « société familiale » que représente le mariage, c’est affaiblir la vie morale de toute la société, conduisant à une dégradation des mœurs et de la vie morale.

Certains propos de Léon XIII peuvent être durs à entendre aujourd’hui sur la question de la sécularisation du mariage, et la légalisation du divorce. Mais remplaçons cela dans le contexte de son exposé. Il ne se permet absolument de juger pas à postériori sur les divorcés. Mais il expose les conséquences éventuelles d’une loi, ce qu’il discerne d’une l’évolution sociétale en amont, sur l’impact que peut avoir la légalisation et la permission généralisée du divorce.

Pour lui, en affaiblissant par la légalisation du divorce la notion théologique de l’indissolubilité sur laquelle est fondée la dimension juridique du mariage, il y aura des impacts certains sur la notion même d’engagement réciproque dans une vie à deux, et surtout, lien nouveau, dans la notion de l’engagement dans la construction de la Société. Il dit ceci :

« Le nombre n’est que trop grand de ceux qui, jugeant que le lien contracté dépend de leur volonté et d’un droit purement humain, éprouvent le désir de le rompre lorsque l’incompatibilité des caractères, ou la discorde, ou l’infidélité d’un des époux, ou le consentement réciproque, ou d’autres raisons les engagent à recouvrer leur liberté.

Si la loi s’oppose à la réalisation de leurs intentions déréglées, ils s’écrient que les lois sont injustes, inhumaines, contraires au droit de citoyens libres. Ils en concluent qu’il faut mettre tout en œuvre pour les annuler et les abroger et leur autoriser le divorce par une loi plus commode. Les législateurs actuels, qui professent un attachement si tenace aux mêmes principes de droit ne peuvent pas se défendre contre ces tendances perverses dont nous avons parlé, lors même qu’ils le voudraient ardemment. C’est pourquoi on en conclut qu’il faut céder aux exigences de l’époque et que le divorce doit être autorisé.

C’est ce que l’histoire elle-même nous apprend, par exemple, à la fin du siècle dernier. Pendant cette révolution ou plutôt cette dissolution de la France, alors que la société s’était sécularisée en chassant Dieu de son sein, on en vint finalement à sanctionner le divorce par les lois. Beaucoup de gens désirent aujourd’hui les voir remises en vigueur, parce qu’ils veulent bannir Dieu et l’Église et les chasser de la société humaine. Ils s’imaginent follement qu’il faut demander à de pareilles lois un remède suprême à la corruption croissante des mœurs.

Mais il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes.

Il rend les contrats de mariage révocables ; il amoindrit l’affection mutuelle ; il fournit de dangereux stimulants à l’infidélité ; il compromet la conservation et l’éducation des enfants ; il offre une occasion de dissolution à la société familiale ; il sème des germes de discorde entre les familles ; il dégrade et ravale la dignité de la femme, qui court le danger d’être abandonnée après avoir servi aux passions de l’homme.

Or il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. Il n’y a donc rien de plus contraire à la prospérité des familles et des Etats que le divorce. Né de la perversion morale des peuples, le divorce, l’expérience l’atteste, ouvre la voie et la porte à une dépravation plus grande encore des mœurs privées et publiques… »

Il est clair que Léon XIII se positionne dans une conception « chrétienne » du mariage, fondée sur la notion théologique d’indissolubilité ; alors que les détracteurs, s’inspirant de la philosophie des Lumières, le conçoivent comme un « pacte social que l’on peut rompre à tout moment », résultant de l’affranchissement de tous présupposés théologiques.

Il faut tout de même bien être franc que Léon XIII était « visionnaire » sur le rapport Mariage/Engagement. Il faut bien admettre, que malgré la possibilité légale du divorce, cela n’a pas empêché de voir le nombre de mariages diminués de manière constante. Il y a bien aujourd’hui une crise de l’engagement, qu’elle soit au niveau du mariage, comme de l’engagement dans la construction sociétale ! Aujourd’hui la question de l’engagement à deux, dans une union totale ne fait guère l’unanimité, et surtout l’engouement du choix de vivre à deux pour la vie n’a jamais été aussi complexe. Lors des préparations au mariage, on peut percevoir une forme de gêne s’installer lorsque l’on demande aux futurs époux comment ils envisagent la fidélité pour la vie entière. Léon XIII voyait l’ouverture à une forme de « dé responsabilisation» dans l’engagement. Or en 2013, n’est-ce pas ce qui nous touche de plein fouet à tous les niveaux ? Quelles associations ne se plaignent pas du désengagement et de la désolidarisation générale concernant les sujets graves de la précarité grandissante que notre société engendre ?

Par contre Léon XIII était aussi un visionnaire sur le rapport Mariage/Mœurs publiques. Là aussi, il peut convenir que l’éducation et les mœurs publiques ne sont guère plus immaculés qu’auparavant…

C’est donc bien en temps de crise sérieuse que l’Eglise entama une vaste réflexion sur le mariage.

Ainsi avec le constat de Léon XIII en 1880, on peut vraiment dire que « rien de neuf sous le soleil en 2013 » ! Car on croirait entendre aujourd’hui, avec certes une forme complètement « relookée » à la mode, le même fond du problème ! N’en déplaise à tous les progressistes, et mêmes aux ultra conservateurs : cela fait 130 ans que l’on se divise en 2 directions parfaitement identiques!

Les progressistes d’aujourd’hui s’imaginent être tellement dans le progrès qu’ils ne se rendent plus compte qu’ils ne font que transmettre une forme de « carcan » bi séculaire maintenant! Les progressistes prouvent leur vision très « traditionnelle », et en ce sens sont-ils toujours aussi pertinent qu’ils le pensent ? Ils seraient des nostalgiques qui s’ignorent ?

Les ultra-conservateurs, aujourd’hui encore, seraient à l’instar de Léon XIII, et avec le même ton semi apocalyptique du XIXème, en train d’y voir la fin du monde et le gouffre de la dépravation. Mais ils ont oublié que cela 130 ans qu’on nous la prédit, alors si on prenait le temps de proposer autre chose, pour vivre et proposer la vision chrétienne du mariage et en être authentiquement crédible ?

Curieusement, la maturation sera lente…. Il y faudra attendre une autre crise 50 ans plus tard, pour voir l’Eglise se prononcer à nouveau sur le mariage…

Et oui ! Il faudra attendre 50 ans pour qu’un autre document puisse voir le jour.

Là aussi rien de neuf sous le soleil, car la crise qui suscita l’élan littéraire du pape Pie XI en 1930, fut la douloureuse question de la contraception et de l’avortement… Comme quoi on n’a pas attendu la révolution sexuelle de 1968 pour se poser ces graves questions intimes, mais au combien essentielles pour la vie du couple dans le mariage. A presque 45 ans de mai 68 et par respect pour leur âge maintenant vénérable, on peut laisser aux révolutionnaires l’illusion d’avoir été les pionniers « nex nihilo » sur la question….

Pie XI et la première encyclique synthétique sur le mariage: ouverture à la complexité de la question!

En fait, le pape Pie XI fut le premier de l’histoire de l’Eglise à consacrer une encyclique complète et synthétique sur le mariage et les questions des temps modernes : « Casti connubii » datant du 31 décembre 1930.

Une encyclique d’une envergure exceptionnelle car elle opère une synthèse inédite mettant en synergie la plus part des différents plans qu’impliquent le terme de « mariage » : dimension sacramentaire, théologique, juridique, anthropologique, sociétale et morale, et nouveauté dimension « médicale » !

La vision que l’on peut qualifier de « prophétique » de Pie XI, repose sur le fait que comme Léon XIII, en parlant du « mariage chrétien », on évite la prétention du monopole sur la question ! Aujourd’hui encore, dans le débat actuel, il ne faut pas se tromper de combat ! Car même les chrétiens en voulant défendre le mariage et son enracinement pluriculturel au travers des âges, en arriveraient presque à défendre la vision chrétienne du mariage s’en sans rendre compte ! Plus que jamais soyons prudent si l’on veut au moins être reçu.

La 2ème dimension prophétique est que Pie XI ouvre le chemin à la réflexion bioéthique ! Et que la compréhension chrétienne du mariage ne pourra plus se couper de cette réflexion bioéthique !

Pie XI et la synergie entre réflexion sur le mariage avec ce que nous appelons aujourd’hui plus largement « bioéthique » !

Le virage est significatif: avec Pie XI, l’Eglise dépasse largement le discours juridique et institutionnel concernant le mariage!

A partir de 1930, il y a un nouvel axe qui commence à se mettre en place: Mariage/Moeurs publics/ »Bioéthique« !

L’intuition est bonne, car si Léon XIII voyait un affaiblissement sur la discipline des mœurs tant au niveau public que privé, il faut bien renouveler une forme d’éducation, en vue d’assumer pleinement et « saintement » les biens de mariage.

Pie XI posera la question de l’éducation des mœurs passant par la réflexion sur ces questions médicales liées à la procréation et aux contingences physiologies de l’homme et de la femme. On voit poindre l’intuition de la fin du XXème siècle et que Jean-Paul II aura à cœur de promouvoir : l’appel à une vie sainte passera par un discours éclairé sur le corps !

Peut-on dire que Pie XI pose, à son issu, les premiers jalons de ce que la théologie contemporaine surnomme « la théologie du corps », et que Jean-Paul II développera dans ses catéchèses du mercredi entre 1981 et 1983 ?

En tous cas, en ce 31 décembre 1930, nous sommes bien à un tournent de la pensée théologique sur le mariage : elle s’ouvre à la réflexion « médicale » comme chemin d’humanisation et de sanctification pour consolider la vie morale et la vie matrimoniale !

Et c’est précisément dans cette direction que travaillera Pie XII !

Le travail de Pie XII : entre mariage  et élan d’une « bioéthique ».

On ne peut nier que la question du mariage, dans la complexité de ses termes et de ses compétences requises, s’ouvre sur les questions de bioéthique. En effet, si le mariage évoque par exemple la question de la fécondité, on ne peut se couper de toutes les réflexions médicales sur la contraception, l’accouchement, la régulation des naissances.

C’est bien dans l’élan de l’encyclique de Pie XI sur le mariage chrétien, en tenant compte de tous les plans relatifs à la question « médicale » en vue de l’éducation des mœurs, que Pie XII va produire une pensée novatrice, non directement liée au mariage, mais élargie à d’autres domaines médicaux dépassant le cadre de la vie matrimoniale, mais en étant à son service.

En fait, on peut dire qu’il y a une évolution significative et cohérente. Si Léon XIII face à la sécularisation du mariage, a du en rappeler les fondations théologiques et spirituelles issues de la Révélation, tout en percevant les conséquences face aux évolutions des moeurs de la Société et de la notion d’engagement; Pie XI quant à lui, ouvrit largement la question du mariage aux questions anthropologiques que soulève l’évolution de la science, et qui n’ont pas de liens directs avec ce sacrement. Pourtant, c’est cette ouverture aux questions médicales qui va permettre de fonder une nouvelle « Education des moeurs« , en vue de renforcer l’affaiblissement constaté des moeurs de la Société, occasionné par les attaques concernant de l’indissolubilité du mariage.

C’est une intuition et une analyse du problème qui est peu commune! Pour renforcer le mariage, on va en même temps promouvoir une « éducation des moeurs« , basées sur un discernement moral des avancées de la science. Voilà une définition de ce que Pie XII appellera « l’Ordre moral »!

Je pense que l’on affirmer que Pie XII a eu une intuition assez significative d’ouvrir et de fonder indirectement la question du mariage à toutes ces questions « médicales » que concernent aujourd’hui ce que l’on appelle plus largement « bioéthique », et qui indirectement reflètent et ont une influence considérable sur l’éducation des mœurs.

 Loin d’avoir un discours « bigot », mais avec une science et une connaissance des dossiers peu connue, le pape Pie XII s’est adressé en son temps, lors des rassemblements internationaux de grands spécialistes en médecine, sur les questions qui, plus concrètement, découlent de la large question du mariage. Mais Pie XII, en ciblant à chaque fois une question médicale, la replaçait dans un contexte à la fois culturel et théologique, en vue d’une solidification de l’éducation des moeurs.

C’est d’ailleurs sur le fond de cette réflexion entre mariage et éducation des moeurs, que Pie XII va donner un élan sans précédent à l’apostolat des laïcs ! Par exemple dans son célèbre discours aux sages-femmes en 1951, il insiste bien pour dire que sur la question de l’avortement thérapeutique et la stérilisation, ce n’est pas au prêtre d’en parler, mais que ceux qui y travaillent ont ce rôle d’éducation à la vie bonne, et ainsi ouvrant la porte à l’humanisation et à la sanctification !

 Il écrivit pas moins de 48 discours entre le 2 octobre 1942 et le 12 septembre 1958 sur ces questions que nous appelons « bioéthique »! Voici les 16 principaux :

• 29 septembre 1949 : Discours au IVe congrès international des médecins catholiques sur « Moralité de l’insémination artificielle ».

• 29 octobre 1951 : Discours aux participants du Congrès de l’Union catholique italienne des Sages Femmes sur «Avortement thérapeutique et stérilisation ».

• 28 novembre 1951 : Discours au Front de la famille et aux associations de familles nombreuses sur le thème « Vie de la mère, vie de l’enfant ? »

• 14 septembre 1952 : Discours aux médecins du 1er Congrès international d’histopathologie du système nerveux sur  » l’expérimentation médicale sur l’homme « .

• 8 octobre 1953 : Discours à des chirurgiens de la société italienne d’urologie sur « Mutilation, expertise médicale ».

• 8 janvier 1956 : Discours à des gynécologues sur « l’accouchement sans douleur ».

• 13 mai 1956 : Discours à des ophtalmologues sur « le prélèvement et la transplantation de tissus et d’organes ».

• 19 mai 1956 : Discours aux membres du IIe Congrès mondial de la fertilité et de la stérilité sur « Stérilité conjugale et insémination artificielle »

• 11 septembre 1956 : Discours au VIIe congrès international des médecins catholiques sur  » Morale médicale et droit médical « .

• 24 février 1957 : Discours à une Assemblée internationale de médecins et de chirurgiens sur les  » problèmes religieux et moraux de l’analgésie « 

• 24 novembre 1957 : Discours à un groupe de médecins sur les problèmes religieux et moraux de la réanimation.

• 10 avril 1958 : Discours adressé aux membres du XIIIe congrès international de psychologie appliquée sur les « expériences et traitements psychologiques « 

• 27 juillet 1958 : Discours à l’ouverture de la 1ère conférence mondiale catholique de la santé sur la « collaboration des professions de santé et des équipes sanitaires »

• 5 septembre 1958 : Discours aux participants du VIIe Congrès de la Société Internationale de Transfusion Sanguine sur « Maladies du Sang à transmission héréditaire et conseil génétique »

• 9 septembre 1958 : Discours aux participants du Congrès international de Neuro psycho pharmacologie sur les «problèmes moraux de la psychopharmacologie »

• 12 septembre 1958 : Discours aux participants du VIIe Congrès international d’hématologie sur « Moyens de prévenir les naissances en cas de risque de transmission d’une maladie héréditaire ».

Ce qui nous permet de conclure ce premier article en disant…

Au moment où le Concile Vatican II va être préparé, à l’invitation de Jean XXIII qui dès son discours du 25 janvier 1959 souhaite un renouveau de vie spirituelle et morale, la question relative au mariage ainsi qu’à ses questions d’ordre médical, sont loin d’être empoussiérées !

Il nous reste comment cet héritage va-t-il être pris en compte dans l’aggiornamento de l‘Eglise…

Et que va-t-il se passer au moment du Concile Vatican II sur la question du mariage ?

A suivre….