Il y a un an, ce blog ouvrait. Sans ambition particulière que de donner plus de visibilité au Concile Vatican II, de nous obliger aussi à l’étudier, à nous l’approprier toujours plus, nous jeunes prêtres de Moselle. Depuis, il s’est étoffé. Vous êtes nombreux à être venus nous rendre visite. Certains ont commenté des articles, d’autres nous ont fait des suggestions, des propositions. Nous avons tenté d’y répondre, dans la mesure de nos moyens et de notre temps disponible. Merci de votre présence et de vos interactions avec nous. Cela nous stimule pour aller plus loin, pour continuer l’aventure.

Car il reste du travail à faire. Nous avions l’ambition de parcourir les textes du concile. Tous ! De les étudier largement, de voir la dynamique propre à chacun, de fouiller les source,… Si vous parcourez ce site, vous constaterez qu’à un an de son lancement, le chantier reste largement ouvert. Nous espérons avoir quand même répondu à certaines de vos demandes, et vous avoir apporté quelques nouveautés ou précisons sur le contexte dans lequel le concile s’est tenu. Et comme il nous reste encore 3 bonnes années avant le 8 décembre 2015, date à laquelle les pères ont clos le concile, il nous reste à espérer honorer notre volonté initiale.

Et parce que vous avez suffisamment à lire sur les billets du site, je laisse la parole à mon collègue Emmanuel :

 

Sinon, pour mémoire, voilà ce que nous écrivions il y a un an… Ça reste encore très juste !

Le cinquantième anniversaire de Vatican II, c’est le 11 octobre 2012. Il y a encore le temps avant d’être à cette date. Et puis, le Concile a duré 4 ans, jusqu’au 8 décembre 1965. Ce qui signifie que jusqu’en 2015, on va parler du concile, on va l’étudier. Alors pourquoi commencer dès maintenant ?

Il me semble que quand on prépare un mariage, on s’y prend un peu à l’avance. on planifie le repas, on invite les convives. On réfléchit à ce qu’on va proposer pour l’animation de la fête (à moins d’inviter la personne idoine…), on réserve la salle, le curé et l’église, les dames commencent à regarder les robes de mariées, … Bref, on n’attend pas la dernière minute, sous prétexte que ça va durer toute la vie ! Eh bien, c’est pareil. Certes, il ne s’agit pas d’un sacrement, mais juste d’un anniversaire. Cependant, pour bien le vivre, pourquoi attendre ?

Et puis, l’actualité nous presse à redécouvrir le concile. Que ce soient les discussions avec les membres de la fraternité sacerdotale Saint Pie X (les intégristes), ou bien les diverses polémiques autour du mariage des prêtres, de l’ordination d’hommes mariés,… Plus positivement, il y a la préparation du Synode pour la Nouvelle évangélisation, qui aura lieu à Rome en octobre 2012. Il y a les défis des Églises locales, surtout en Occident, où la sécularisation et l’individualisme dénoncés par Benoît XVI jouent un rôle important tant au niveau de la communion entre les fidèles que du point de vue de leur rayonnement missionnaire.

Et puis, il y a l’invitation du pape à trouver la bonne clé de lecture du concile. C’était en 2005, lors de ce qui est devenu le véritable discours programmatique de son pontificat :

Quel a été le résultat du Concile ? A-t-il été accueilli de la juste façon ? Dans l’accueil du Concile, qu’est-ce qui a été positif, insuffisant ou erroné ? Que reste-t-il encore à accomplir ? (…) Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L’une a causé de la confusion, l’autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits. D’un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » ; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d’une partie de la théologie moderne. D’autre part, il y a l’ « herméneutique de la réforme », du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche.

Comme (encore) jeunes prêtres, nous voulons affirmer que le concile Vatican II, même si nous ne l’avons pas vécu, est aussi notre concile. A bientôt 50 ans de son ouverture, nous œuvrons au sein de l’Église qu’il a façonnée. Nous avons grandi dans cette Église, nous avons étudié les textes qui en sont issus du travail des pères conciliaires, nous avons vécu « l’esprit du concile » (avec ses richesses et ses limites parfois), et aujourd’hui, nous voulons continuer à découvrir ce que le Concile disait, à le faire découvrir et à le partager, pour toujours plus en vivre.

Voilà pourquoi, ensemble, nous allons y réfléchir. Ensemble, et avec vous. N’hésitez pas à partager vos idées, vos remarques, vos commentaires. Dans la mesure du possible, nous vous répondrons le plus rapidement possible. Intervenez, posez des questions. Cette recherche que nous menons, c’est aussi avec et pour vous que nous voulons la faire.