La phase préparatoire. comment et par qui ? Deuxième Partie.

Préparation du concile et émergence des continents?

C’est le motu proprio « Superno Dei nutu » du 05 juin 1960, instituant les différentes commissions et secrétariats, qui donne également le principe de fonctionnement de la future préparation du concile.

Rappelons que l’ensemble des membres et des consulteurs des 10 Commissions et des 2 Secrétariats devront proposer à la Commission Centrale des « schémas » sur les sujets choisis par le pape et les suggestions des dicastères, en tenant compte de la consultation mondiale des évêques.

Ce sera le rôle de la Commission Centrale que de débattre, amender et voter l’ensemble des 70 schémas qui seront proposés au Pères du Concile.

Nous voyons l’importance de la Commission Centrale dans cette préparation, comme lieu d’expérience de la collégialité, mais en même temps lieu stratégique.

Cependant l’inauguration officielle de la PHASE PREPARATOIRE ne sera que les 13-14 novembre 1960… Que s’est-il passé entre temps ?

Pour bien comprendre la mise en place de ce protocole préparatoire du Concile, il est important de considérer la chronologie de l’apparition des listes des membres, qui nous donne des renseignements importants et implicites sur le fonctionnement.

Voici cette chronologie :

Dès les 7 et 8 juin 1960 nous connaissons la liste des présidents des dix futures Commissions et des deux Secrétariats. Rappelons que ces 12 personnes feront partie de la Commission Centrale.

Le 16 juin 1960 est connue la liste des membres de la Commission Centrale.

En janvier 1961 la liste des consulteurs de la Commission Centrale, ainsi qu’un complément dans la liste des membres, sont rendus publique.

A la même date est rendue publique la liste des membres et consulteurs des 10 commissions et des 2 secrétariats.

Cette chronologie nous donne 2 éléments :

D’une part, nous pouvons constater que la Commission Centrale est déjà constituée dès l’annonce de la future phase préparatoire à venir. Publier la liste des membres 11 jours après la fête de la Pentecôte est le signe qu’elle est prête et que la consultation a déjà été faite !

D’autre part, pour les consulteurs de la Commission Centrale, ainsi que les membres et consulteurs des différentes Commission et Secrétariats, on peut sans hésiter voir qu’il y a bien une phase de consultation, et qui a duré jusqu’au 13-14 novembre 1960, c’est-à-dire 5 mois.

A ce moment-là, on peut se demander pourquoi cette différence entre les 10 commissions et les 2 Secrétariats qui bénéficient d’une consultation, et la Commission Centrale qui semble avoir été désignée et choisie dès le début. Cette différence fondamentale est en fait perceptible dès le 5 juin 1960.

Dès le motu proprio, Jean XXIII annonce, pour les 10 commissions et les 2 secrétariats, une phase de consultation pour trouver les personnes idoines qui correspondent à ses termes: « …elles seront composées de cardinaux, d’évêques et d’ecclésiastiques remarquables par leur vertu et leur doctrinechoisis dans les diverses parties du monde… ». On voit bien les critères de discernement : doctrine et vertu, pour ceux qui seront membres et consulteurs des différentes commissions. Et il faudra choisir, d’où ce délai de 5 mois.

Par contre, en ce qui concerne la Commission Centrale, Jean XXIII modifie sa présentation puisqu’il écrit : « …Seront membres de la Commission Centrale les présidents de chaque Commission, les présidents des Secrétariats dont il est question aux numéros 8 et 9, quelques autres cardinaux, ainsi que quelques évêques des diverses parties du monde… » Cette différence de rédaction met en lumière et souligne les publications qui vont suivre des membres de la Commission Centrale, puisque cette dernière est déjà choisie. Alors il n’est pas nécessaire de lancer une consultation.

Ensuite il y a une ambiguïté dans la présentation de Jean XXIII, parce qu’il lance une consultation avec des critères élogieux et de sainteté pour les membres des diverses commissions, alors que d’un point de vue d’organisation pour la phase préparatoire, c’est la Commission Centrale qui aura du poids dans l’approbation, le choix des sujets et des schémas pour le futur Concile. Or pour cette Commission Centrale si importante, il n’y a pas de lancement de consultation, mais un choix déjà fait. Il serait intéressant de savoir comment les membres de la Commission Centrale ont été choisis, et ce pendant la phase ANTE PREPARATOIRE et la consultation mondiale des évêques. Il n’y a aucune trace officielle, donc tout a été fait dans une parfaite discrétion. Vue l’importance de cette Commission Centrale pour la suite de la PHASE PREPARATOIRE, on peut comprendre cette discrétion.

Nous pouvons enfin deviner qu’il y a une forme de stratégie de la part de Jean XXIII : il clôt la PHASE ANTE PREPARATOIRE, et lance l’élaboration de la PHASE PREPARATOIRE par cette consultation, pour trouver les personnes compétentes, tout en sachant que la Commission Centrale est, déjà totalement élaborée. Peut-on dire qu’il y a plusieurs vitesses pour cette préparation ? En tous cas, elle est complexe !

Alors qui compose cette Commission Centrale, choisie et nommée par Jean XXIII, en dehors de toutes consultations officielles par rapports aux autres Commissions et Secrétariats ? D’où viennent-ils ?

Pour cette étude, nous la ferons à partir de la liste publiée en janvier 1961, où nous tiendrons compte des consulteurs. Je tiens à remercier le travail complémentaire de Paul GANTOIS, qui durant l’année 2011-2012 était à la propédeutique de Nancy, et qui m’a aidé dans les calculs statistiques et la répartition sur le globe des différentes provenances des membres et consulteurs.

La Commission Centrale est composée de 119 personnes, en comptant le pape et le secrétaire. Les membres sont au nombre de 90. Ils sont 74 le 16 juin 1960, et 16 ont été ajoutés lors de l’ouverture officielle de la PHASE PREPARATOIRE. En ajoutant uniquement 16 personnes par rapport à 74, on peut affirmer, sans trop de problèmes que l’ensemble des membres de la Commission Centrale ont bien été choisis dès le début ! A cela, il y a également 27 conseillers.

On peut remarquer l’humour de Jean XXIII car lorsqu’il écrit : « …Seront membres de la Commission Centrale les présidents de chaque Commission, les présidents des Secrétariats dont il est question aux numéros 8 et 9, quelques autres cardinaux, ainsi que quelques évêques des diverses parties du monde… », Car ce n’est pas que « quelques » membres qu’il a rajouté aux 12 présidents de Commissions et Secrétariats !

Qui sont les membres de la Commission Centrale ?

Ils sont donc au nombre de 90. Et parmi eux, il y a 54 cardinaux, 32 archevêques ou évêques, et 4 religieux. Notons au passage qu’il n’y a pas de prêtres, et que les religieux sont des supérieurs majeurs de congrégation religieuse masculine (Bénédictins, Franciscains, Jésuites, Dominicains). Il n’y a donc que les plus hauts responsables de la hiérarchie de l’Eglise Catholique.

La Commission Centrale est presque une assemblée consistoriale, car les cardinaux, formant comme le « Sénat du pape », sont majoritaire à 60%.

Parmi les 54 cardinaux, 19 sont des membres de la Curie Romaine (ce qui représente 35,18% des cardinaux), 30 sont des évêques ou des archevêques diocésains (ce qui représente 55,56%), et 5 sont des Patriarches des Eglises orientales (ce qui représente 9,26%). Nous pouvons voir que les cardinaux viennent majoritairement du monde entier avec 35 membres sur 54, soit 64,82% !

Par contre, pour les 32 évêques et archevêques (ce qui représente 35,56% des membres de la Commission), tous sont des diocésains provenant du monde entier,

Par conséquent, sur les 90 membres de la Commission Centrale : 23 viennent de Rome (19 membres de la Curie, 04 supérieurs majeurs d’ordre religieux), et 67 membres viennent du monde entier ! En pourcentage, 74,45% viennent du monde entier, et 25,55% viennent de Rome et de la Curie ! Les ¾ des membres de la Commission Centrale viennent du monde entier, ce qui confirme bien le souhait de Jean XXIII, que cela reflète la « catholicité » de l’Eglise et sa dimension universelle. Ainsi, même avec des réseaux d’influences, il est statistiquement impossible, que la Curie Romaine avec ¼ des membres, puisse prendre le contrôle d’une telle assemblée, comme beaucoup se l’imagine encore aujourd’hui. Il y a une constitution équilibrée au niveau des répartitions des membres : cette composition quantitative des membres de la Commission Centrale reflète assez bien cette « mondialisation » de la vie ecclésiale. Mais va-t-elle jusqu’au bout? Car après tout, d’où viennent-t-ils ces 74,45% de membres qui viennent du monde entier ?

D’où viennent les 90 membres de la Commission Centrale ?

Nous avons pris comme postulat de statistique de ne pas tenir compte de la nationalité des membres de la Curie, et de les considérer comme des « citoyens » du Vatican, donc faisant partie de l’Italie et de l’Europe. De même que pour les congrégations religieuses, étant donné que les généralats de ces ordres sont à Rome, nous prenons le choix de considérer les supérieurs comme « romains », bien que la plus part du temps, ils proviennent d’autres pays.

Faisons donc une répartition par continent et par ordre croissant : 3 membres d’Austrasie, soit 3,33%. 10 membres viennent d’Asie, soit 11,11%. 11 membres viennent d’Afrique, soit 12,22%. 22 membres viennent d’Amérique, soit 24,44%. 44 membres viennent d’Europe, soit 48,88%. Il est frappant de voir un rapport proportionnel au sein de la répartition continentale ! Un équilibre et surtout une Europe qui n’est pas si dominante que cela, elle n’a pas la majorité !

Si l’Europe représente 48,88% avec 44 membres, les membres de la Curie et les 4 religieux représentent 23 membres venant de Rome (soit 25,55% de l’ensemble des membres de la Commission Centrale). Puis nous avons les 21 autres membres qui viennent des divers pays européens, soit 23,33% de l’ensemble des membres de la Commission Centrale.

Ainsi, la répartition continentale des membres de la Commission Centrale prouve bien que l’Europe ne domine pas, mais qu’il y a une place non négligeable pour le continent des Amériques. Le pourcentage montre que ceux qui viennent du contient de l’Amérique sont presque équivalent en pourcentage que ceux qui viennent de la Curie Romaine et des Rome, et de ceux qui viennent du reste de l’Europe. Peut-on dire qu’à ce moment-là de la préparation du Concile, il y a un 2ème poumons au sein de la Commission centrale: l’Europe avec les Amériques ?

La répartition plus détaillée va le confirmer.

Pour les 54 cardinaux, dans un ordre décroissant : 37 viennent d’Europe, 9 d’Amérique, 4 d’Asie, 3 d’Afrique et 1 d’Austrasie. Nous pouvons bien y voir la majorité Européenne avec 68,51% des cardinaux. Mais tout en sachant que 19 d’entre eux sont membres de la Curie. Ainsi seul 26 cardinaux viennent des pays Européen, soit 33,33%. Cette majorité européenne vient de l’histoire, et en particulier de Pie XII qui, les dernières années de son pontificat n’avait plus créé de cardinaux. Le collège était restreint, avec beaucoup de cardinaux âgés et européens. Jean XXIII a commencé à le renouveler, mais il faut du temps…

Par contre, pour les 32 évêques ou archevêques, voici l’ordre : 13 viennent d’Amérique, 8 d’Afrique, 6 d’Asie, 3 d’Europe, 2 d’Austrasie ! Il est impressionnant de voir, comment il y a un renouvellement non européen et une ouverture au monde! Avec une nette émergence des Amériques et de l’Afrique ! C’est par l’épiscopat que Jean XXIII semble amorcer un renouvellement et redistribution mondiale de la hiérarchie catholique. Ce renouvellement par l’épiscopat est un signe qui confirme d’une part la visée collégiale de Jean XXIII. En effet, si les cardinaux sont le « Sénat » du pape, les archevêques et les évêques, ne le sont pas ! Et cette évolution numérique par le corps épiscopal est un geste fort, en faveur d’une reconnaissance plus juste de l’autorité d’un évêque. Et d’autre part, par cette évolution très significative, nous pouvons penser que Jean XXIII va bel et bien renouveler l’ecclésiologie de gouvernement dans l’Eglise, à savoir avec la collégialité épiscopale !

Rappelons que les 4 religieux sont considérés comme des « Européens », parce qu’ayant leur généralat à Rome.

Ainsi cette répartition continentale des membres de la Commission Centrale montre bien cette dimension « catholique » de l’Eglise. Le souhait de Jean XXIII dans le motu proprio du 05 juin 1960 est bien manifeste ! L’universalité est bien représentée, et je dirai que bien avant l’heure, cette Commission Centrale reflète bien ce que nous nommons la « mondialisation » ! Mais déjà à ce moment-là, la vision de l’Eglise n’est plus centrée sur l’Europe ! On voit très nettement le rôle du continent des Amérique et du continent de l’Afrique comme émergent!

55 pays représentés au sein des membres !

Il est impressionnant de voir que, sans compter les 19 membres de la Curie Romaine et les 4 religieux, considérés comme des « citoyens » du Vatican et « romains », au sein des 67 membres qui viennent du monde entier, il y a 55 pays qui sont représentés !

Voici la répartition, par pays, de ces 67 membres :

  • Etats-Unis : 4 membres.
  • Canada et Italie : 3 membres chacun.
  • Espagne, Mexique, Angleterre, Congo, Turquie : 2 membres chacun.
  • Belgique, France, Australie, Mozambique, Brésil, Cuba, Chine, Equateur, Irlande, Pologne, Inde, Uruguay, Autriche, Japon, Pays-Bas, Philippines, Burundi, Colombie, Allemagne, République Dominicaine, Serbie, Trinité et Tobago, Salvador, Chili, Paraguay, Hongrie, Bolivie, Sri Lanka, Nouvelle Zélande, Sénégal, Bangladesh, Afrique du Sud, Pérou, Tunisie, Birmanie, Haïti, Madagascar, Côte d’Ivoire, Danemark, Suisse, Vietnam, Papousie/Nouvelle-Guinée, Indonésie, Corée du Sud, Egypte, Israël, Irak : 1 membre chacun!

Cette répartition par pays des membres des ¾ de la Commission Centrale, montre bien la place des Etats-Unis, et du Canada, avec 7 membres. Ainsi si le continent des Amériques est le continent juste après l’Europe, nous voyons que les pays d’Amérique du Nord, semblent être bien favorisés.

CONCLUSIONS :

Il est alors évident qu’à cette période, entre la phase anté préparatoire et le début de la phase préparatoire, cette Commission Centrale atteste bien que le prochain concile n’est pas centré sur l’Europe, et ne sera pas fait par l’Europe en écrasante majorité, comme beaucoup le pense encore. Nous voyons la place du continent Américain, qui en proportion est peu en dessous de l’Europe. Le prochain concile sera préparé par 2 pôles : le continent Européen et le continent américain. Mais nous pouvons déjà voir l’émergence du continent  de l’Afrique.

Cette Commission Centrale nommée, sans aucune consultation officielle, et qui aura une place stratégique dans la PHASE PREPARATOIRE, incarne bien la volonté de Jean XXIII de faire œuvre collégiale aux dimensions « catholique ». Ce dernier perçu comme mondial !

Cette Commission Centrale, tant par ses proportions, que ses répartitions, manifeste une sorte d’équilibre et de pondération, qui montre que nous ne sommes pas dans de l’arbitraire ou de l’improvisation, ni même dans des querelles de courtisans fermés sur eux-mêmes. On ne peut accuser, à postériori, la Commission Centrale, comme une hégémonie du centralisme romain ! En aucune manière cette Commission Centrale ne peut incarner l’influence de la Curie Romaine.

Pour reprendre l’image de Jean XXIII, la constitution de cette Commission Centrale, reflète bien cette « fenêtre ouverte » sur le monde, comme voulais ce dernier pour le Concile.

Par contre, un contraste est saisissant entre l’ouverture territoriale et la « catholicité » du choix des membres et les consulteurs. En effet, les 27 consulteurs sont 100% de la curie romaine ! Alors que  les cardinaux, les archevêques et évêques proviennent majoritairement du monde entier (74,45% des membres)! Il est vrai que les consulteurs, ne participent pas aux Sessions plénières et n’ont pas droit de vote. Ils peuvent uniquement être consultés… Sur 27, il y a 1 seul cardinal, 15 évêques ou archevêques, 5 prêtres et 6 religieux qui travaillent dans les différents dicastères romains. Ils sont en majeur parti (10 sur 27) les secrétaires des cardinaux responsables des 10 Congrégations de la Curie (autrement dit des présidents des 10 Commissions) . Les 17 autres membres sont en responsabilité des Tribunaux de la Rote Romaine et de la Chancellerie (8 sur 27), soit en lien avec l’Université du Latran ou les Bibliothèques Vaticanes (6 sur 27) et 3 religieux ‘indépendant », sans fonctions officielles au Vatican.

SYNTHESE de la composition:

Sans compter le Pape et le Secrétaire de la Commission Centrale, cette dernière est donc formée en tout de 117 personnes:

90 membres (19 séculiers membres de la Curie, 67 séculiers venant du monde entier, 4 religieux supérieurs majeurs considérés comme « romains ») et 27 consulteurs (24 séculiers de la Curie et 3 religieux).

Sur ces 117 personnes au total: il y a 43 séculiers qui sont membres de la Curie Romaine, 67 séculiers (cardinaux, archevêques, évêques) venant du monde entier, et 7 religieux (3 de la Curie Romaine et 4 supérieurs majeurs considérés comme « romains »).

Dans l’un et l’autre rapport, nous voyons que cette composition est faite en faveur des personnes qui viennent du monde entier! Dans l’un et l’autre cas, les membres de la Curie ne sont pas majoritaires!  C’est un signe d’ouverture.

Cette Commission Centrale, dans sa composition stratégique, est vraiment en faveur d’un renouveau de la collégialité épiscopale, au niveau mondial!

Mais reste à savoir ce qu’elle va accomplir comme travail à travers ses 07 sessions, et comment Jean XXIII va lui donner une orientation de travail, lors des discours et homélies qu’il va prononcer le 13 et 14 novembre 1960…

Mais cela est une autre histoire….

PS : …Au fait j’allais oublier de vous dire que depuis le 8 juin 1960, on sait que font partis de la Commission Centrale… Le cardinal LIENARD… Le cardinal FRINGS… Le cardinal OTTAVIANI… L’archevêque Marcel LEFEBVRE… Les « ténors » des débats conciliaires… Comme quoi, sommes-nous si sûr que le début du Concile en octobre 1962 ait bénéficié d’un « coup de théâtre », si « inattendu » que cela ? Sachant que c’est la Commission Centrale qui doit définir le règlement interne du Concile, je pense qu’en étudiant ce document, émanant de cette Commission, on en saura plus sur la mise en route du Concile…