Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

Jean XXIII, le pape qui a ouvert le concile Vatican II, nous est raconté par Giorgio Capitani au long d’un film de 3 h, découpé en deux parties. Il s’agit d’un film italien produit par la RAI, la télévision italienne, et que la société SAJE Prod diffuse en France, autour du cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile.

Le film commence à Venise, en 1958, avec l’annonce de la mort du pape Pie XII. Dès sa première apparition à l’écran, le patriarche de Venise, Angelo Roncalli, donne une image malicieuse de lui-même : il est en train d’essayer son cercueil quand son secrétaire, qui l’a cherché dans toute la ville, lui annonce la triste nouvelle. De cet homme à la silhouette  rondelette se dégage une image de simplicité, que le reste du film va largement corroborer. Le départ de Venise pour Rome est l’occasion d’un premier flash-back, où l’on découvre le petit « Angelino », dans sa campagne  C’est là qu’on entend son curé lui dire, pour la première fois, une phrase que le futur Jean XXIII répètera de nombreuses fois au cours du film : « Je ne suis qu’un pauvre curé de campagne ». poursuivre la lecture…

Face aux bouleversements actuels, et aux provocations intempestives concernant les différentes religions, je ne suis que profondément attristé que dans un siècle comme le nôtre, se vantant, pour les plus français des français, d’être de l’héritage des Lumières, de constater que nous sommes des « analphabètes de la raison » pour réagir avec aussi peu de recul et surtout avec une telle démonstration de pulsions destructrices et irrespectueuses.

Je ne peux me souvenir de mon côté, que de Jean XXIII, qui le 25 janvier 1959, en proposant la perspective d’un concile œcuménique, constatait avec affliction la destruction progressive de la liberté d’une part, et de la liberté religieuse d’autre part face aux différents totalitarismes. Plus de 60 années après ce constat, sommes-nous sortis de ce dilemme ?

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Le cardinal Paul Poupard est arrivé à Rome pour travailler à la Secrétairie d’Etat, à Rome, sous le pontificat de Jean XXIII, en 1959. C’est à ce titre qu’il a vu la naissance du Concile Vatican II, et qu’il en est un témoin majeur, jusque dans son application, étant nommé en 1980 président du secrétariat pour les Relations avec les Non Croyants puis président des Conseil Pontificaux pour la culture et pour le Dialogue interreligieux.

Ecoutons-le nous raconter son expérience dans une interview accordée en 2010.

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Le Cardinal Poupard est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Vatican II. Il est également intervenu sur le concile le 23 juin 2012, lors d’une conférence donnée en la salle capitulaire de la cathédrale de Noyon. poursuivre la lecture…

Pour comprendre plus justement ce qu’est la nouvelle évangélisation, le père Laurent Pidole, formateur au Grand Séminaire de Lorraine, nous propose de voir ce qu’en disait l’un des pères concilaires, Mgr Wojtyla ! (Il s’agit de la suite de la conférence du père Pidole sur Vatican II et la Nouvelle Evangélisation)

Mgr Wojtyla au Concile Vatican IIVoici ce que Jean-Paul II a confié dans son livre Entrez dans l’espérance : « J’ai eu la chance singulière de participer au Concile du premier au dernier jour. Cela n’est pas toujours allé de soi car les autorités communistes de mon pays m’accordaient comme un privilège, soumis à l’arbitraire de leur bon vouloir, le droit de me rendre à Rome. Si donc, dans ces conditions, il m’a été donné de participer au Concile dans sa totalité, on peut y discerner à juste titre une grâce particulière de Dieu » (p. 236, éd. Pocket). Deux pages après, il déclare : « la nouvelle évangélisation a sa source dans Vatican II. Le Concile marque indiscutablement le début d’une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité, et aussi dans l’histoire de l’Église » (p. 238). Et il ajoute : nous avions besoin de Vatican II pour « relancer dans l’unité la plus large possible la mission évangélique de l’Église au seuil du 3ème millénaire » (p. 241).

Rentré dans son diocèse, le jeune archevêque de Cracovie veut y appliquer le Concile et écrit un livre qui donne les principes de cette application Aux sources du renouveau [1]. poursuivre la lecture…

Au cours des trois articles précédents, nous avons pris le temps d’analyser et de cibler la provenance des différentes personnes qui composent la Commission Centrale. Les membres des Commissions et Secrétariats, ainsi que les consulteurs de ces deux dernières.

Le moment est donc venu de dresser un tableau synthétique de l’ensemble et de prendre un peu d’envol pour tenter de percevoir ce qui est en jeu dans cette Phase Préparatoire.

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Suite de la retranscription de la conférence du père Laurent Pidole sur Vatican II et la Nouvelle Evangélisation dans la constitution dogmatique Lumen Gentium

« Répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église » (LG 1)

Un texte conciliaire est élaboré de la manière suivante : une commission prépare un projet faisant la synthèse de tous les éléments envoyés par les évêques. Puis c’est ce projet ou schéma que les Pères du Concile discutent, amendent, améliorent. Mgr Philips, théologien de Louvain, dans son livre en 2 tomes L’Église et son mystère au deuxième Concile du Vatican, le meilleur commentaire sur Lumen Gentium (il fut un des secrétaires de la rédaction du texte), affirme que dès le départ la question centrale pour les Pères est celle-ci : « Église de Dieu que dis-tu de toi-même ? Quelle est ta profession de foi sur ton être et sur ta mission ? » (p. 15). poursuivre la lecture…

Couverture du livre Porta FideiDu 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013, à l’invitation de Benoît XVI, l’Eglise catholique va vivre une Année de la Foi. Le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et le vingtième anniversaire de la promulgation du catéchisme de l’Eglise catholique sont l’occasion, pour le pape, d’inviter les chrétiens à « redécouvrir le chemin de la foi ».

On sait Benoît XVI préoccupé par la question de la foi. A de nombreuses reprises, lors de ses voyages (en République Tchèque, en Angleterre pour la béatification du cardinal Newman) ou lors de ses homélies et discours (comme au collège des Bernardins, à Paris, en 2008), le pape n’a cessé de rappeler l’importance de connaître sa foi et d’en rendre témoignage ! Voilà pourquoi il exhorte l’Eglise à vivre une année de la Foi, afin de « mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ ».

Porta Fidei

Le 11 octobre 2011, un an précisément avant le début de cette année particulière, Benoît XVI a publié la lettre apostolique Porta Fidei, dans laquelle il présente ses projets pour revivifier la foi des chrétiens et la proposer largement au monde. poursuivre la lecture…