Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

En ce 1er novembre où l’Eglise célèbre la solennité de la Toussaint, il est bon de méditer davantage ce mystère à la lumière de la constitution dogmatique « Lumen Gentium ». Car en proposant la compréhension de l’Eglise comme le « Peuple de Dieu », les Père Conciliaires enracinent et renouvellent l’ecclésiologie à la source de la théologie de cette fête !

Un « Peuple de Dieu en marche », n’est-ce pas l’image si éloquente et si silencieuse que la télévision du monde entier a pu voir de ses yeux lors de l’ouverture du Concile le 11 octobre 1962 ? Cette foule immense s’avançant vers l’Autel de la Basilique saint Pierre, lieu où se perpétue le mystère du Salut par l’Agneau Immolée… N’est-ce pas, avec les moyens de notre temps, une anticipation de la prophétie du Livre de l’Apocalypse lue à la messe de la Toussaint ce matin?

Aussi, il est normal qu’en la fête de la Toussaint nous puissions rendre grâce à Dieu avec les saints pour le don de la constitution dogmatique « Lumen Gentium » ! Grâce à elle nous pouvons mieux contempler son mystère et surtout y vivre pleinement, pour en son sein, y accomplir notre vocation de baptisé qui est un appel universel à la sainteté !

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Mgr Yougbaré, premier évêque originaire d’Afrique de l’Ouest, a participé au concile Vatican II

Parmi les décrets du concile Vatican II, il y en a un qui mérite toute notre attention, même s’il est considéré (à tort selon moi) comme un texte mineur du concile : il s’agit du décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise (Ad Gentes), signé lors de la dernière session.

Pour la première fois en effet, un concile rassemblait des évêques du monde entier, et donc, les protagonistes de la mission ad gentes, à entendre au sens de “aux païens”. Ce texte est un saisissant résumé des fondements du concile sur l’Eglise, et plus particulièrement de la constitution sur l’Eglise, Lumen Gentium. Comparons, à titre d’exemple, les premières phrases des deux documents :

Envoyée par Dieu aux nations pour être « le sacrement universel du salut1 », l’Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son fondateur (cf. Mc 16, 16), est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Évangile à tous les hommes. poursuivre la lecture…

Voici une libre action de grâce pour cette entrée dans l’année jubilaire.

Ca y est ! Nous y sommes pour de bon ! Nous voilà complètement dans l’année de la foi et de la célébration jubilaire de l’ouverture du Concile !

Je ne vais pas tout de suite apporter un commentaire sur le discours de Jean XXIII que j’ai plaisir à relire pour nourrir un temps d’oraison…

Laissez-moi le savourer aujourd’hui tant il est plus complexe et plus nuancé que nous le pensons… Je pense avoir des petites idées pour des prochains articles…

En fait, j’ai pris conscience de la fructuosité d’un tel discours, pour ce monde si au sein duquel je vis lorsque j’ai célébré la messe en paroisse en l’église sainte Thérèse de Metz.

Pas de Saint-Esprit « frappeur », ni d’extases contemplatives et encore moins mystiques… Tout simplement une attention renouvelée lors des Lectures de la Sainte Ecriture, prévue pour ce jeudi 1& octobre 2012, jeudi de la 27ème semaine du temps ordinaire, année paire…

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Vénérés frères
Chers frères et sœurs,

 

À 50 ans de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents – et que je salue affectueusement – ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques : la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Evangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. poursuivre la lecture…

Avant l’ouverture du Concile, Jean XXIII a manifesté à deux occasions sa sollicitude pastorale : une première fois auprès des évêques par une lettre qu’il leur a adressée le 15 avril 1962 (cf. Documentation Catholique, année 1962, p.1398-1403). Et une deuxième fois par une lettre qu’il a adressée au monde entier le 11 septembre 1962 (cf. Documentation Catholique, année 1962, p.1217-1222).

Ces deux sollicitudes pastorales du bon pape Jean n’ont pas la même portée : l’une est plus « théologique », l’autre est plus « cordiale ». Mais dans l’une comme dans l’autre, Jean XIII poursuit l’élan qu’il avait su conférer à la phase préparatoire dès 1960, c’est-à-dire une préparation en vue d’une « épiphanie » de l’Eglise.  Même si les deux lettres n’ont pas la même portée, il n’empêche qu’elles concourent à un renouvellement de l’ecclésiologie.

Nous avons pris le temps de découvrir le message adressé au monde, maintenant attardons à la lettre adressée aux évêques. Elle a été écrite le 15 avril 1962 et a été rendue publique le 24 septembre 1962.

On pourrait la sous-titrer « Méditation paulinienne sur l’épiscopat »

 

On ne peut qu’être frappé par le contenu de cette lettre, qui comme l’écrira Jean XXIII n’est pas dans les coutumes du Saint-Siège. Pourquoi ? Parce que Jean XXIII adresse une lettre personnelle, c’est-à-dire qu’au lieu d’être rédigée « aux évêques », elle est écrite comme si elle était adressée à chaque évêque personnellement.

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Le père Joseph Ratzinger, à l’époque du concile Vatican II

Demain, l’Osservatore Romano, le journal du Saint Siège, publiera un numéro spécial pour les 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II. On y trouvera un texte de Benoît XVI, expert au concile, dans lequel il y relate sa lecture de l’événement ! En attendant le numéro du journal, retrouvez ci-desous le texte. Il s’agit de la préface du livre, « Zur Lehre des Zweiten Vatikanischen Konzils » (il y aura deux tomes) reprenant les écrits conciliaires de Joseph Ratzinger. C’est Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctine de la Foi, qui en sera l’éditeur. 

 

Ce fut une journée splendide lorsque, le 11 octobre 1962, avec l’entrée solennelle de plus de deux mille Pères conciliaires dans la basilique Saint-Pierre à Rome, s’ouvrit le Concile Vatican II. En 1931, Pie XI poursuivre la lecture…

Alors que nous sommes le 10 octobre, à la veille de l’entrée dans « l’Année de la Foi » et de commémorer le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, je trouve pertinent de nous souvenir de la sollicitude pastorale du « bon pape Jean » à la veille du Concile.

Jean XXIII a manifesté à deux occasions sa sollicitude pastorale : une première fois auprès des évêques par une lettre qu’il leur a adressée le 15 avril 1962 (cf. Documentation Catholique, année 1962, p.1398-1403). Et une deuxième fois par une lettre qu’il a adressée au monde entier le 11 septembre 1962 (cf. Documentation Catholique, année 1962, p.1217-1222).

Ces deux sollicitudes pastorales du bon pape Jean n’ont pas la même portée : l’une est plus « théologique », l’autre est plus « cordiale ». Mais dans l’une comme dans l’autre, Jean XIII poursuit l’élan qu’il avait su conférer à la phase préparatoire dès 1960, c’est-à-dire une préparation en vue d’une « épiphanie » de l’Eglise.  Même si les deux lettres n’ont pas la même portée, il n’empêche qu’elles concourent à un renouvellement de l’ecclésiologie.

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