Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

Le Pape Benoît XVI vient tout juste d’annoncer une année de la foi qui débutera le 11 octobre 2012. Avec le synode sur la Nouvelle Évangélisation et l’anniversaire des 50 ans de l’ouverture du Concile du Vatican II, le mois d’octobre 2012 sera riche d’événements. La Conférence des Évêques de France a décidé de marquer cet anniversaire par diverses manifestations et tous les diocèses français s’y associent. 50 ans après son ouverture, il nous est donné l’occasion de relire les textes et, non pas d’en faire un bilan mais peut-être de voir ou en est l’Église dans l’application concrète du concile et de sa réception. poursuivre la lecture…

Le pape Jean XXIII

Le pape Jean XXIII

C’est par ce tout petit titre, que vous trouverez dans la Documentation Catholique (volume LVI, de l’année 1959, numéro 1297 datant du 15 février) une brève recension évoquant l’annonce du Concile Oecuménique, le 25 janvier en la basilique saint Paul-hors-les-murs.

Le texte de recension peut surprendre, parce que nous n’y trouvons pas le discours prononcé par Jean XXIII. Il n’y a que 7 petits paragraphes, rédigés comme une sorte de mise en scène théâtrale, dont voici le déroulement : Après que Jean XXIII eût présidé la « chapelle papale » en la basilique saint Paul-hors-les-murs, afin de clôturer la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, voilà qu’au sein même du monastère de Saint Paul, les 18 cardinaux présents entendent une allocution ! poursuivre la lecture…

image tirée du site www.mariereine.com

Le renouveau dans la ligne de la Tradition

Bien comprendre la constitution sur la Sainte Liturgie du Concile Vatican II est d’une importance capitale pour qui s’intéresse à la liturgie. C’est l’application de son contenu, réel ou supposé, qui conditionne la pratique liturgique actuelle, que ce soient celles des groupes plus progressistes ou celles des groupes plus traditionalistes. Il conditionne les uns et les autres dans la mesure où les uns comme les autres n’y sont pas indifférents. Malheureusement peu de nos contemporains ont pourtant pris la peine de le lire avec attention.

Le but de ces quelques lignes n’est pas de fournir une exégèse de cette constitution, mais d’apporter modestement quelques éléments qui permettent d’en aborder la lecture plus facilement et de mieux en appréhender le contexte. poursuivre la lecture…

Allégorie de la Foi, à Notre Dame de Lorette

Ce matin, durant la célébration eucharistique qu’il présidait pour la conclusion du congrès pour la Nouvelle évangélisation de ce week-end à Rome, Benoît XVI a annoncé qu’il allait promouvoir une année de la foi en 2012.  Cette dernière débutera le 11 octobre 2012, pour l’anniversaire de l’ouverture du 50 ème anniversaire du Concile Vatican II. Elle durera jusqu’au 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi de l’Univers.

Pour expliquer cette année de la foi, il publiera une lettre apostolique. Le 30 novembre 2007, il avait publié l’encyclique Spe Salvi (« Dans l’espérance nous avons été sauvés »), avant d’étudier la seconde vertu théologale, la Charité, à travers l’encyclique Caritas in Veritate (« L’amour dans la vérité ») le 29 juin 2009. A l’occasion de cette année de la foi, il y a fort à parier qu’il terminera donc le cycle de ses réflexions sur les vertus cardinales, la foi, l’espérance et la charité.

Paroles de Benoît XVI lors de l’homélie de la messe du 16 octobre 2011, en la basilique St Pierre :

Pour donner une nouvelle impulsion à la mission de toute l’Eglise de conduire les hommes hors du désert où souvent ils se trouvent vers le lieu de la vie, l’amitié avec le Christ qui nous donne la vie en plénitude, je voudrais annoncer dans cette célébration eucharistique que j’ai décidé d’induire une « année de la foi », que j’aurai le loisir  de lancer avec une lettre apostolique. Elle débutera le 11 octobre 2012, pour le 50ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se terminera le 24 Novembre 2013, solennité du christ Roi de l’Univers. Ce sera un moment de grâce et d’engagement pour une conversion à Dieu toujours plus forte, pour renforcer notre foi en Lui et pour L’annoncer avec joie aux hommes de notre temps.

(traduction personnelle de l’original italien)

Lors de l’Angélus, Benoît XVI ajoutait :

Le serviteur de Dieu Paul VI a induit (NDR : « lancé ») une « année de la foi » analogue en 1967, à l’occasion du 19ème centenaire du martyr des apôtres Pierre et Paul , et dans une période de grand renouveau culturel. Je retiens que, un demi-siècle après l’ouverture du Concile, lié d’heureuse mémoire au bienheureux Jean XXIII, il est opportun de rappeler la beauté et la centralité de la foi, l’exigence de la renforcer et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire, et de le faire dans une perspective non pas de célébration (NDR : de l’anniversaire), mais plutôt missionaire, dans la perspective de la mission ad gentes et de la nouvelle évangélisation.

(traduction personnelle de l’original italien)

Jean XXIII25 janvier 1959. Le pape, Jean XXIII, élu quelques mois plus tôt (le 28 octobre 1958), se rend comme la tradition le veut, à la Basilique St Paul-hors-les-murs pour la fête de la conversion de St Paul, ainsi que pour la célébration de conclusion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Jusque là, rien de particulier.

Mais à la fin de la célébration, le pape retrouve une petite vingtaine de cardinaux à la sacristie de la Basilique. Il leur annonce son idée de convoquer un concile. Bien qu’il ait déjà évoqué cette possibilité avec son secrétaire particulier plus d’un an auparavant (avant d’être pape), Jean XXIII se lance. Lui, le pape de transition, sera celui qui donnera une visibilité au mouvement de renouveau qui frémissait dans l’Église. Ce sera un aggiornamento !

Rapidement, les commissions préparatoires vont se mettre au travail, les évêques sont convoqués et en octobre 1962, le deuxième concile du Vatican débutera… Le 11 octobre, à la fin de la messe d’ouverture présidée par « le bon pape Jean », le discours d’ouverture inaugure les travaux. Et n’en déplaise aux détracteurs ou défenseurs de la thèse du concile comme rupture, poursuivre la lecture…