Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

Le père Raymond Pichard op, le 24 décembre 1948, lors de la première messe télédiffusée en France. © Copyright Le jour du Seigneur

Le Concile a parlé de communication, et des divers moyens de communication. Il a même consacré un décret complet à leur étude. Cependant, il faut bien se rendre à l’évidence : en 1963, lors de la deuxième session du Concile, la réflexion n’était pas encore aboutie dans le domaine des moyens de communication.

Les pères du Concile ont donc tracé des lignes directrices, en appelant à une réflexion plus approfondie et à la parution, après le Concile, d’un document plus complet sur le sujet. Ce choix est un acte fort, car en 1962-1963, les changements techniques commençaient à prendre plus d’ampleur, avec l’arrivée de la télévision notamment, et l’Eglise se devait de donner son avis sur ces innovations et ces moyens, sur l’accompagnement qu’elle pouvait fournir à ceux qui utilisaient ou produisaient des contenus pour ces médias.

Devant la nouveauté, le Concile a donc invité la commission pontificale pour les moyens de communications sociales à travailler sereinement, et à produire un texte qui serve de guide, sans tomber dans une simple critique ou apologie des moyens de communication de l’époque. poursuivre la lecture…

Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste qui se célèbre dans la sainte Cité de Jérusalem à laquelle nous tendons comme des voyageurs, où le Christ siège à la droite de Dieu, comme ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle ; avec toute l’armée de la milice céleste, nous chantons au Seigneur l’hymne de gloire ; en vénérant la mémoire des saints, nous espérons partager leur société… (S.C. 8)

On comprendra mieux à la lumière de ce n°8 de Sacrosanctum Concilium, les allusions constantes à la présence des saints et des anges qui tiennent une place importante dans la foi chrétienne et le culte catholique. Comment se fait-il que, dans la liturgie, les saints viennent favoriser notre rencontre avec le Dieu vivant ?

Dès le début de la Messe, c’est en présence des anges et de tous les saints que les fidèles reconnaissent leur état de pécheurs dans la récitation du Confiteor – « Je confesse à Dieu ». Le péché est toujours un acte personnel, mais toujours aussi il a des conséquences pour nos frères, pour toute l’Eglise. Même la pensée mauvaise la plus secrète. C’est l’envers de la communion des saints ! Si toute l’Eglise en est victime, c’est elle aussi qui doit être témoin de l’aveu qui rétablit le sort du pécheur en pardonnant et en priant pour les pécheurs.

Pendant l’Hymne du Gloria, la communauté terrestre s’associe à la liturgie céleste en reprenant d’une voix unique l’hymne par excellence des anges proclamée dans la nuit de Noël. Par l’hymne angélique, l’Eglise de la terre est comme portée dans le ciel lui-même pour chanter avec tous les saintsla Gloire du Dieu trois fois saint. poursuivre la lecture…

Cliquez ici pour lire la première partie de ce billet, où l’on apprend les raisons pour lesquelles Jean XXIII décide de convoquer un Concile et un synode pour le diocèse de Rome !

Le Code de Droit Canonique de 1917

Jean XXIII, dans la 2ème partie de son allocution du 25 janvier 1959 réaffirme la charge papale en rappelant qu’il est d’abord évêque de Rome, puis après pasteur de l’Eglise Universelle ; et il le montre par sa manière de discerner. Un discernement sociologique, précis, pour la ville de Rome et ses problèmes d’habitats et de relations sociales, fait de lui un évêque soucieux du concret de son peuple diocésain, en vue d’une meilleure annonce de l’Evangile. Un discernement exclusivement spirituel et moral sur le monde entier, écrit avec finesse, nuance, et surtout de la hauteur et du recul, fait de lui un Pasteur qui a le souci de tous ! Mais un souci exclusivement spirituel, ne se laissant pas enfermer par les contingences politiques des relations internationales.

Suite à ce double discernement, Jean XXIII va poser les jalons des 3 décisions qui vont constituer ce « consistoire extraordinaire ». Ces décisions attestent largement sa vision optimiste du monde ! Qui, après avoir fait de tels constats de discernement, prendrait de telles décisions, s’il n’avait pas, au préalable une Foi solide, et en Dieu et en l’avenir du monde ? D’autant que tout juste avant de donner ces décisions le pape déclare sa volonté de « raviver la ferveur chrétienne que continuons à reconnaître, même par rapport au bien-être de la vie d’ici-bas, comme une richesse abondante… ». poursuivre la lecture…

Le chanoine Marcel Schneider, ordonné prêtre en 1950, a vécu de manière toute particulière les changements qui sont intervenus dans la célébration de l’eucharistie. Il nous livre son témoignage sur cette période.


(Vous pouvez retrouver cette vidéo sur le site internet du diocèse de Metz).

 Ci-dessous, le témoignage paru dans le bulletin diocésain Église de Metz (reproduit avec l’autorisation de la rédaction). Il y a un dossier sur le Concile Vatican II dans le numéro de Novembre. Plus d’infos ici et .

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J’étais à l’époque vicaire à Sarralbe. La messe de semaine était le matin à 7 h. Tout à fait au fond de l’église, il y avait quatre ou cinq personnes, parfois dix, qui disaient gentiment leur chapelet, tandis que moi, à l’autel je priais en silence tout ce qu’il fallait prier, et je faisais en silence tous les gestes qu’il fallait, pour que l’eucharistie soit célébrée selon le rite. poursuivre la lecture…

Le 5ème chapitre de la constitution Lumen Gentium parle de « La vocation universelle à la sainteté dans l’Église »

Je vous propose ci-dessous le premier paragraphe de ce chapitre.

L’Église, dont le saint Concile présente le mystère, est aux yeux de la foi indéfectiblement sainte. En effet, le Christ, Fils de Dieu, qui, avec le Père et l’Esprit, est proclamé « le seul Saint », a aimé l’Église comme son épouse, il s’est livré pour elle afin de la sanctifier (cf. Ep 5, 25-26), il se l’est unie comme son Corps et l’a comblée du don de l’Esprit Saint pour la gloire de Dieu. Aussi dans l’Église, tous, qu’ils appartiennent à la hiérarchie ou qu’ils soient régis par elle, sont appelés à la sainteté selon la parole de l’apôtre : « Oui, ce que Dieu veut c’est votre sanctification » (1 Th 4, 3 ; cf. Ep 1, 4). Cette sainteté de l’Église se manifeste en permanence et doit se manifester par les fruits de grâce que l’Esprit produit dans les fidèles ; sous toutes sortes de formes, elle s’exprime en chacun de ceux qui tendent à la charité parfaite, dans leur ligne propre de vie, en édifiant les autres ; elle apparaît d’une manière particulière dans la pratique des conseils qu’on a coutume d’appeler évangéliques. Cette pratique des conseils assumée sous l’impulsion de l’Esprit Saint par un grand nombre de chrétiens, soit à titre privé, soit dans une condition ou un état sanctionnés par l’Église, apporte dans le monde et doit y apporter un lumineux témoignage et un exemple de sainteté.

LG 39

Jean XXIII à St Paul hors les murs, le 25 janvier 1959

Le 25 janvier 1959, suite à la célébration de clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, Jean XXIII fit une allocution solennelle au cours d’un consistoire extraordinaire, remettant ainsi à la consultation du collège des cardinaux le soin d’examiner la question d’un synode diocésain pour Rome, d’un concile œcuménique pour l’Eglise Universelle, et de la réforme du code de droit canonique. Même la Documentation Catholique relate cela de manière quasi anecdotique…

Trois évènements

Il est important d’avoir à l’esprit d’une part qu’en ce 25 janvier 1959, Jean XXIII ne « convoque » pas le Concile au sens strict du terme (il ne s’agit que d’une allocution donnant assise à son élaboration). D’autre part cette allocution ne concerne pas un, mais trois évènements ! Avec ce consistoire, c’est pour ainsi dire toutes les composantes organiques de l’Eglise qui vont se mettre en phase de consultation pour préparer la décision officielle de convocation du Concile le 25 décembre 1961. poursuivre la lecture…

... Emminentissimum ac reverendissimum dominum, dominum Angelum Iosephum, sanctæ romanæ Ecclesiæ cardinalem Roncalli, qui sibi nomen imposuit Ioannis vincesimi tertii. »

Je suppose que je n’ai pas besoin de traduire cette phrase, qui a résonné il y a très exactement 53 ans, le 28 octobre 1958 ! C’est par ces mots que le cardinal protodiacre Nicola Canali a annonçé au monde entier l’élection de Jean XXIII sur le siège de Saint-Pierre.

Vous connaissez certainement la suite. Quelques jours plus tard, le 25 janvier 1959, celui qui était destiné à n’être qu’un pape de transition a annoncé son intention de convoquer un concile !

Je ne reviens pas sur toute la vie du cardinal Roncalli, que vous pouvez trouver dans divers ouvrages, sur divers sites internet, ou lire dans son célèbre « Journal de l’âme« . Mais pour célébrer l’avènement du cardinal Roncalli comme pape, je voudrais citer quelques passages des premiers discours qu’il a tenus. poursuivre la lecture…