Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

Qui se souvient de la célèbre chanson de Claude François « c’était l’année 62 ! » où le chanteur brossait les évènements importants de cette année ? Nous pourrions, dans la même logique, faire un recensement de tous les évènements qui ont jalonné la préparation du Concile Vatican II durant cette année 1959.

Si l’on regarde l’index thématique de la Documentation Catholique, pour l’année 1959, en ce qui concerne « Concile œcuménique », on a de quoi être surpris !

 Surpris par la quantité des documents qui évoquent et mettent en perspective le futur Concile.

Onze documents pour cette année, faisant suite au consistoire extraordinaire du 25 janvier!

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Mgr Raffin le 7 décembre 2011

Vous pouvez lire ci-dessous un long extrait de l’homélie de Monseigneur Pierre Raffin, évêque de Metz, pour les premières vêpres de l’Immaculée Conception, célébrées avec les prêtres et diacres du diocèse.

Le texte est publié sur ce blog avec l’accord de Mgr Raffin !

Tout, dans notre Eglise, doit être réglé sur sa mission évangélisatrice

 

Le 8 décembre 1965, il y aura demain quarante-six ans, s’achevait le deuxième Concile du Vatican.

Ouvert le 11 octobre 1962, par le discours libérateur du bienheureux Jean XXIII, le Concile s’était positionné d’entrée de jeu comme un Concile qui s’appliquerait « à présenter aux hommes de ce temps la vérité de Dieu dans son intégrité et dans sa pureté, de telle sorte qu’elle leur soit intelligible et qu’ils y adhèrent de bon cœur ». poursuivre la lecture…

Une ancienne affiche de pub pour les vocations sacerdotales

Le prêtre diocésain, tel que l’entend le Concile Vatican II, déploie son ministère dans trois pôles principaux que l’on appelle les Tria munera. Le deuxième chapitre du décret conciliaire sur le ministère et la vie du prêtre développe en trois points ce qu’est réellement ce ministère.

Il s’agit avant tout pour le prêtre de répondre à un appel du Christ qui demande à ses disciples d’ « aller dans le monde entier, prêchez l’Évangile à toute la création » (Marc 16, 15) et par la suite, comme le dit st Matthieu dans son évangile : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit… » (Matthieu 28, 19). Cette mission est en tout premier lieu confié à l’Évêque qui en est le principal ministre. Celui-ci la délègue aux prêtres, qui sont ses collaborateurs. poursuivre la lecture…

Jean XXIII, comme nous l’avons déjà démontré, amorce lui-même, lorsqu’il annonce le Concile, le « renouvellement » dont il parle : un renouvellement ecclésiologique. Voilà, à mon sens, la plus grande intuition de Jean XXIII en 1959, au début de son pontificat !

Par conséquent, le témoignage direct de Jean XXIII et sa manière de proposer la convocation d’un concile indiquent que le concile Vatican II sera un concile dogmatique et pas uniquement un concile pastoral. Ce serait une erreur de ne pas saisir l’ampleur de la réflexion dogmatique:

  • Un concile dogmatique sur les principes théologiques fondamentaux de la liturgie : la constitution dogmatique « Sacro Sanctum Concilium » du 4 décembre 1963 sur la liturgie sera la première à être signée et approuvée. Selon le souhait des Pères conciliaires, se seront d’ailleurs les principes théologiques qu’elle contient qui gouverneront à la révision de tous les rituels approuvés poursuivre la lecture…

Depuis ce vendredi matin, et pour 3 jours, les 86èmes Semaines Sociales de  France ont lieu autour du thème « La démocratie, une idée neuve ». Près de 4000 personnes réunies pour discerner le rôle des institutions politiques dans la vie de la société, pour projeter l’évolution de la démocratie dans nos sociétés occidentales,… Entre conférences, débats, et même ateliers, les participants sont invités à innover dans la manière de vivre et de mettre en oeuvre cette démocratie.

Pour apporter notre pierre à cette réflexion, nous voudrions simplement rappeler ce que le Concile Vatican II, dans la constitution pastorale Gaudium et Spes disait de la politique. poursuivre la lecture…

Le card. Bacci

L’homélie de Monseigneur Bacci, lors de l’entrée en conclave a profondément orienté le futur pontificat de Jean XXIII. Le prélat ciblait trois questions essentielles : la paix entre les nations, la liberté de l’homme en générale et plus particulièrement religieuse, enfin une juste doctrine surtout face aux informations diffusées par les médias. Mais la question de fond demeure : est-ce que le Concile répond à ces attentes ?

OUI ! Le fait d’annoncer un Concile s’enracine en effet complètement dans les trois questions de Monseigneur Bacci ! Le Concile répond de manière directe aux questions discernées lors de l’entrée du conclave. Dans un article précédant commentant l’allocution du consistoire extraordinaire, j’avais mis en évidence qu’avant d’annoncer le concile pour l’Eglise Universelle, Jean XXIII avait opéré un discernement. Dans son analyse, il avait ciblé un problème fondamental récurent : une aliénation de la question de la liberté de l’homme, de son abus et de sa compromission. Cela, au profit de l’unique recherche et de satisfaction des biens matériels au sein du mouvement général appelé « progrès ». Il discernait en fait une manifestation contemporaine de l’antique « péché originel ». poursuivre la lecture…

Pour bien replacer l’acte de Jean XXIII de proposer la convocation d’un concile le 25 janvier 1959, et voir dans quelles mesures il répondait aux attentes de moment, il convient de faire un « arrêt sur image » des aspirations de l’Eglise à la mort de Pie XII. Pour ce faire, analysons l’homélie prononcée par Monseigneur Bacci, lors de la messe d’entrée en conclave le 25 octobre 1958, qui élira Monseigneur Roncalli comme pape, sous le nom de Jean XXIII.

La petite anecdote, qui peut faire sourire est que celui là même qui a prononcée l’homélie lors cette messe d’entrée en conclave, fût le même qui a prêché, dans la même circonstance, pour l’élection de Pie XII en 1939 ! Il le dit lui-même au début de son texte ! Comme quoi, si l’Eglise a les promesses d’éternité, elle montre bien qu’elle vit dans un autre rapport au temps… Même si ce détail peut faire sourire, il n’empêche que le ton de l’homélie est donné, poursuivre la lecture…