Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

Je vous partage ci dessous un texte reçu du père Robert Culat. Merci à lui pour sa particiption !

Quarante-cinq ans après sa conclusion, le Concile œcuménique Vatican II fait encore discuter. On assiste périodiquement à une série de relectures et de contributions qui présentent des orientations variées sur la manière d’interpréter le dernier Concile et de le situer par rapport au parcours historique de l’Église, même après que Benoît XVI, dans son fameux discours à la Curie romaine de décembre 2005, a fourni avec autorité des critères précieux pour que ces assises conciliaires reçoivent un accueil partagé et non conflictuel.

Aujourd’hui encore, une bonne part des controverses concernant l’interprétation du Concile se concentrent sur le rapport entre l’Église et l’ordre historique mondain, à savoir l’ensemble des institutions et des contingences politiques, sociales et culturelles dans lesquelles les chrétiens sont amenés à vivre. poursuivre la lecture…

Nous sommes aujourd’hui le 18 janvier….

Et nous inaugurons la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Un Comité international composé de représentants du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et de la Commission « foi et Constitution » du Conseil œcuménique des Eglises, propose chaque année un document sur un thème, présenté par une équipe interconfessionnelle d’un pays. C’est la Pologne qui cette année, a élaboré le parcours thématique, à travers cet extrait de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (15, 51-58) : « Tous, nous serons transformés … par la victoire de notre Seigneur Jésus-Christ ».

Nous oublions sans doute trop vite, l’impact symbolique de la date choisie par Jean XXIII pour soumettre, lors d’un consistoire extraordinaire, la prochaine convocation du Concile. C’était à la fin de cette même semaine de prière pour l’unité des chrétiens… Un certain 25 janvier 1959… poursuivre la lecture…

C’était ce lundi matin, dans le cadre de l’émission News & Foi , sur Radio Jerico. Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, était l’invité de l’émission, pour la 400ème ! Avec lui, nous sommes revenus sur un autre anniversaire, celui de l’ouverture du concile Vatican II.  Dans la première partie, Mgr Raffin a présenté le Concile, et il est revenu sur la réception du Concile.

Dans une seconde partie, notre évêque nous a laissé un témoignage plus personnel sur la manière dont il a vécu le Concile, et sur la manière dont il utilise ces textes dans son ministère épiscopal.

 

 

L’origine de Gaudium et Spes 

Ce texte est l’objet d’une attention toute particulière dans le monde entier. D’abord parce que c’est la première fois que, dans un concile, le problème des réalités terrestres est posé d’une manière aussi précise. Ensuite, parce que cela implique que l’Eglise est maintenant décidée à exprimer sa position vis-à-vis du progrès et du monde moderne.

Ces propos sont  du jésuite Jean Daniélou datent de janvier 1965 (in « Le sujet du schéma XIII », Etudes, Janvier 1965, repris dans « Vatican II, Histoire et actualité d’un concile », Hors-Série Etudes, 2010, p. 145). Ils donnent bien l’intention générale de la constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps. Quand à Mgr Philippe Delhaye, il écrit dans la collection Unam Sanctam qui étudie les textes de Vatican II (vol 65a, p. 216) :

Dès ses premiers jours, l’Assemblé conciliaire avait voté un message au monde alors que rien de tel n’avait été prévu dans les schémas préparés par les commissions préconciliaires. Les prélats, venus du monde entier, avaient tout de suite senti qu’il était une autre manière de s’adresser aux hommes d’aujourd’hui que par des textes scolastiques. poursuivre la lecture…

Je dédie cet article à toutes les personnes qui sont nées dans les années 1970…

…Qui auront la trentaine (même un début de quarantaine…) lors du jubilé d’or du Concile Vatican II!

…Et qui auraient pu grandir dans ce décor…..

C’est durant la préparation de l’article (il sera publié la semaine prochaine…) sur la constitution dogmatique « Dei Verbum » que j’ai eu envie de faire cet « arrêt sur image », et de me livrer à une réflexion beaucoup plus personnelle sur l’acte même de préparer cet anniversaire jubilaire du Concile Vatican II, la place de la génération de ceux qui ont la trentaine et un peu plus, sur l’idée générale de la réception, et sur la finalité de ce blog…

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image tirée du site kathspace.com

C’était il y a 50 ans, le 25 décembre 1961 : Jean XXIII, près de trois ans après avoir annoncé son intention de convoquer un concile, le convoquait, par la bulle Humanae salutis. En somme, c’est un très beau cadeau de Noël que le Saint Père faisait à l’Eglise…

Le bon pape Jean commence très naturellement par situer l’époque et les conditions sociales et géopolitiques du monde et des hommes. Mais il rappelle surtout le rôle de l’Eglise, fondée par le Christ et assurée de sa présence à chaque  instant, dans ce monde :

L’Eglise, aujourd’hui, assiste à une grave crise de la société humaine qui va vers d’importants changements. Tandis que l’humanité est au tournant d’une ère nouvelle, de vastes tâches attendent l’Eglise, comme ce fut le cas à chaque époque difficile. poursuivre la lecture…

26 juin 2011, ordinations à la Cathédrale de Metz - © Gabriel Normand

Le prêtre n’est pas un homme tout seul, assis dans sa tour d’ivoire, au milieu de sa paroisse. Il est entouré dans la hiérarchie de l’Église. La deuxième partie du chapitre sur le ministère du prêtre traite plus particulièrement de ces diverses relations.

Tout d’abord, comme je l’ai déjà dit dans un billet précédent, le prêtre est lié à son évêque. Cette relation quelque peu privilégiée va dans les deux sens. Le prêtre est un auxiliaire et un conseiller du ministère de l’évêque dans la charge des tria munera. En ce sens, et cela se comprend très bien, l’évêque ne peut pas être partout en même temps dans son diocèse. Les prêtres sont alors des collaborateurs indispensables pour la conduite du peuple de Dieu. Pour l’évêque, les prêtres sont par conséquent comme des frères et des amis. C’est à ce titre que, comme un père pour ses propres fils, il doit veiller au bien matériel et spirituel de ses prêtres. Le texte conciliaire demande même que soit créé un conseil de prêtres qui entoure l’évêque et qui ait le souci de la vie du diocèse. C’est ce que l’on appelle le Conseil des prêtres ou encore le Conseil presbytéral. poursuivre la lecture…