Allégorie de la Foi, à Notre Dame de Lorette

Ce matin, durant la célébration eucharistique qu’il présidait pour la conclusion du congrès pour la Nouvelle évangélisation de ce week-end à Rome, Benoît XVI a annoncé qu’il allait promouvoir une année de la foi en 2012.  Cette dernière débutera le 11 octobre 2012, pour l’anniversaire de l’ouverture du 50 ème anniversaire du Concile Vatican II. Elle durera jusqu’au 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi de l’Univers.

Pour expliquer cette année de la foi, il publiera une lettre apostolique. Le 30 novembre 2007, il avait publié l’encyclique Spe Salvi (« Dans l’espérance nous avons été sauvés »), avant d’étudier la seconde vertu théologale, la Charité, à travers l’encyclique Caritas in Veritate (« L’amour dans la vérité ») le 29 juin 2009. A l’occasion de cette année de la foi, il y a fort à parier qu’il terminera donc le cycle de ses réflexions sur les vertus cardinales, la foi, l’espérance et la charité.

Paroles de Benoît XVI lors de l’homélie de la messe du 16 octobre 2011, en la basilique St Pierre :

Pour donner une nouvelle impulsion à la mission de toute l’Eglise de conduire les hommes hors du désert où souvent ils se trouvent vers le lieu de la vie, l’amitié avec le Christ qui nous donne la vie en plénitude, je voudrais annoncer dans cette célébration eucharistique que j’ai décidé d’induire une « année de la foi », que j’aurai le loisir  de lancer avec une lettre apostolique. Elle débutera le 11 octobre 2012, pour le 50ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se terminera le 24 Novembre 2013, solennité du christ Roi de l’Univers. Ce sera un moment de grâce et d’engagement pour une conversion à Dieu toujours plus forte, pour renforcer notre foi en Lui et pour L’annoncer avec joie aux hommes de notre temps.

(traduction personnelle de l’original italien)

Lors de l’Angélus, Benoît XVI ajoutait :

Le serviteur de Dieu Paul VI a induit (NDR : « lancé ») une « année de la foi » analogue en 1967, à l’occasion du 19ème centenaire du martyr des apôtres Pierre et Paul , et dans une période de grand renouveau culturel. Je retiens que, un demi-siècle après l’ouverture du Concile, lié d’heureuse mémoire au bienheureux Jean XXIII, il est opportun de rappeler la beauté et la centralité de la foi, l’exigence de la renforcer et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire, et de le faire dans une perspective non pas de célébration (NDR : de l’anniversaire), mais plutôt missionaire, dans la perspective de la mission ad gentes et de la nouvelle évangélisation.

(traduction personnelle de l’original italien)