Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

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C’est Jean XXIII lui-même, qui au cours de différents discours des 12 et 20 juin 1961, qualifia le travail de la Commission Centrale comme une manière d’expérimenter et de préparer l’organisation des futures assemblées conciliaires.

En prenant le temps de comprendre comment ces SESSIONS ont été organisées ainsi que les sujets traités, on peut alors mettre en perspective le fonctionnement interne du Concile Vatican II, et mieux saisir l’histoire de la rédaction des textes conciliaires. L’histoire de la rédaction  est un élément herméneutique pour mieux les approfondir, et les comprendre.

C’est au cours de 7 SESSIONS que la Commission Centrale travailla et vota les « 70 SCHEMAS PREPARATOIRES« . Cela se passa entre le 13-14 novembre 1960 et le 23 juin 1962. Dans un article précédant, nous avions pu constater que toute sa Phase Préparatoire ressemblait à une forme de démarche synodale mondiale.

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En ce 6 décembre 2013, nous pouvons assister à un vibrant hommage pour la personne de NELSON MANDELA (1918-2013), et son combat pacifiste en faveur de la paix et de la démocratie.

Le journal quotidien « LA CROIX » intitule son article panégyrique  « Un chrétien discret« : ce qui est juste, tant ce chrétien méthodiste n’a jamais été un prosélyte. C’est bien le respect des convictions de chacun, qu’il a été si discret, mais en même temps efficace pour la construction de la paix entre les personnes, jusqu’à l’abolition de l’apartheid en 1991.

Je me souviens avoir vécu ce moment avec autant d’émotion que la chute du mur de Berlin en 1989, en tant que jeunes collégiens.

Même si tout au long de sa carrière politique, il a toujours considérer que les convictions religieuses devaient être de l’ordre de la dimension privée et qu’il n’avait pas à les « imposer », cela ne l’a pas empêché d’écrire en 1997 lorsqu’il était président de l’Afrique du Sud:

 « Nous avons besoin que les institutions religieuses continuent d’être la conscience de la société, le gardien de la morale et des intérêts des faibles et des opprimés. Nous avons besoin que les organisations religieuses participent à la société civile mobilisée pour la justice et la protection des droits de l’homme. ».

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Alors qu’en ce 4 décembre 2013, nous fêtons le 50ème anniversaire de la promulgation de la Constitution dogmatique SACROSANCTUM CONCILIUM, et du décret sur les moyens de communications INTER MIRIFICA, nous avons le premier aboutissement des travaux des Pères Conciliaires.

Pourtant ces 2 textes, comme les 14 autres qui suivront, ne viennent pas de nul part, et n’ont pas été élaborés uniquement à partir du 11 octobre 1962, date d’ouverture du Concile.

Au contraire, ces textes conciliaires ont une « histoire« , et ils prennent leurs sources de manière complexe, dans les « SCHEMAS PREPARATOIRES« . On ne peut comprendre les textes conciliaires et les recevoir, en faisant abstraction de l’histoire de leurs rédactions.

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En ce jour anniversaire de la promulgation de la constitution conciliaire sur la Liturgie, le but de cet article sera de compléter le diaporama publié récemment sur ce blog. Il « raconte » de manière synthétique et plus en détail, le processus de préparation du document, son protocole de rédaction et son vote, et surtout, comment la réforme sur la liturgie s’est mise en route dès 1964…

« DIEU A LA PREMIERE PLACE » pour une prière « sainte et vraie »

La constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium est le premier fruit du Concile Vatican II. Le 4 décembre 1963, à l’issue du vote et de la promulgation de ce texte et du décret sur les moyens de communications sociales, Paul VI prononça un discours. Ce dernier permet de saisir le « pourquoi » de ce document sur la liturgie, mais en même temps, il annonce l’élan de la réforme.

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Ci dessous, vous pourrez retrouver un diaporama créée par le père Emmanuel Bohler pour une présentation de l’histoire de la Constitution sur la Liturgie, Sacrosanctum Concilium. Ce diaporama a servi pour la journée diocésaine en l’honneur des 50 ans de la Constitution, le 23 novembre dernier au foyer Notre Dame de Saint-Avold (57), présidée par Monseigneur Jean-Christophe LAGLEIZE.

 

En ce 11 octobre, la liturgie catholique voit le nom de « Bienheureux Jean XXIII«  inscrit à son calendrier liturgique.

C’est en souvenir de l’ouverture du Concile Vatican II, le 11 octobre 1962, que le bienheureux Jean-Paul II inscrivit la fête de ce bienheureux à cette date qu’il avait choisie pour ouvrir la célébration de cet évènement majeur de l’Eglise du XXème siècle.

Profitons alors de cette mémoire, pour nous souvenir de son dernier texte, à la fois testament spirituel et synthèse complète de l’élan conciliaire depuis le 25 janvier 1959, jusqu’à sa promulgation le 11 avril 1963: l’encyclique « PACEM IN TERRIS« .

Alors que Jean XXIII se sait malade et que sa vie sur terre est sur le point de finir, il laissa à la fin de son encyclique des « Directives pastorales« . Elles sont au nombre de 5 majeures. Ont peut les considérer comme un « lègue » sous forme de demandes, que Jean XIII va laisser à l’Eglise. Est-ce que les Pères Conciliaires en communion avec Paul VI vont-ils accepter ce lègue et lui donner suite, ou bien le laisser dans l’oubli complet?

Il est alors extraordinaire de voir, qu’au travers de ce « lègue », les Pères Conciliaires vont lui donner réponse concrète dans 2 textes. A la fois dans « le décret sur l’Apostolat des Laïcs » et puis « la déclaration sur l’Education ».

Dans ces 2 textes, on peut trouver comme les fruits directs de ce que le lègue de Jean XXIII, contenu dans les « directives pastorales » de PACEM IN TERRIS, a suscité dans le cœur des Pères!

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Alors qu’il y a tout juste une semaine, le pape François faisait son pèlerinage à Assise sur les traces de saint François; il pria intensément pour la paix en Syrie et dans toutes les parties du monde.

A l’instar du Bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI, il a poursuivi cet élan de faire de cette ville, un lieu de haute spiritualité pour la paix, tout à l’image de saint François d’Assise qui alla en personne, au péril de sa vie, parler en faveur des chrétiens de Jérusalem.

Cela nous permet de poursuivre notre investigation concernant l’encyclique « PACEM IN TERRIS », qui est à la fois une sorte de « testament spirituel » de Jean XXIII, mais en même une fascinante synthèse de toute la démarche de la préparation conciliaire du 25 janvier 1959 jusqu’à sa publication le 11 avril 1963.

Au sein du premier article, nous avions pu faire une synthèse du plan de ce document et présenter les 2 premières parties. Attardons au reste.

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