Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

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Paul VI clôturant le concile

Alors que nous célébrons en ce 8 décembre 2012 le 47ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II, j’ose en tirer un point saillant : celui de son avenir. En effet, il y a maintenant un peu plus de 50 ans, Jean XXIII ouvrait le concile Vatican II. Le concile a eu des répercussions que tout un chacun a pu constater, au niveau de la liturgie (français, messe « face au peuple »,…) comme à des niveaux plus pastoraux (l’œcuménisme, l’attention au monde dans la constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps) ou théologiques (le travail sur la Parole de Dieu et son interprétation aujourd’hui).

Mais l’élément central du concile reste, à mon sens, l’idée qui a présidé à sa mise en œuvre. Il faut remonter au 25 janvier 1959 pour comprendre ce qu’a voulu faire Jean XXIII. Après les vêpres à la basilique St Paul hors les murs, pour clôturer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le pape annonce aux cardinaux présents plusieurs nouvelles, dont son intention de convoquer un concile pour un aggiornamento, c’est-à-dire une « mise à jour » de la manière de présenter la foi. « Il convient, disait-il, que cette doctrine sûre et immuable, à laquelle on doit adhérer de manière fidèle, soit approfondie et exposée selon des demandes de notre temps. En effet, autre est le dépôt de la Foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérée doctrine, autre est le mode par lequel elles sont annoncées avec toujours le même sens et dans la même acception ».

Voilà l’inspiration fondamentale du Concile, et tout le travail réalisé n’avait que ce but : rendre la foi compréhensible par les hommes et les femmes de ce temps. Un travail de réécriture en somme, de reformulation pour mieux présenter Dieu aux hommes d’aujourd’hui. 50 ans plus tard, il semble que le travail soit loin d’être fini, et à reprendre une fois de plus. Finalement, le concile, c’est encore maintenant !

Alors que nous célébrons en ce 8 décembre le 47ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II, je vous propose ci dessous une intervention de Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin. Elle a été réalisée à partir d’une conférence du P. Jean-François Chiron, théologien, co-président du groupe des Dombes. Vous pouvez retrouver ce texte dans les pages de l’évêque, sur le site du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

I. Des conciles pour répondre à des problèmes

Vatican II fut un événement, un des plus grands événements du 20èmesiècle. À l’appel du pape Jean XXIII, 2400 évêques se sont réunis pendant trois ans pour réfléchir, non pas isolément mais ensemble car l’Esprit s’invite plus facilement quand deux ou trois sont réunis au nom du Christ. Mais pourquoi des conciles dans l’histoire ? Il faut d’abord se rappeler ce qu’est un concile : c’est une réponse à un problème ou une situation d’Église qui dépasse la dimension d’un diocèse. Les évêques s’y mettent à plusieurs pour y faire face. En se rassemblant ils ouvrent un concile. Au début de l’Église, dès le IIIe siècle, les évêques se réunissaient en province puis, au cours des siècles, les évêques se réunirent en venant de tout le monde connu : on a parlé de conciles « œcuméniques ». poursuivre la lecture…

Une vidéo conçue pour les 50 ans de l’ouverture du concile Vatican II, dans le diocèse de Metz. Si les intervenants sont locaux, leur message est néanmoins universel !

 

Plusieurs ouvrages composent cette petite collection proposée par Pierre Téqui éditeur. Des ouvrages au format agréable, style livre de poche, et assez brefs, pour qu’on puisse les emmener partout. Mais vous ne les lirez cependant pas partout, car il faut un environnement calme pour entrer dans la pensée du cardinal Ratzinger. En effet, ces ouvrages sont des extraits du livre Principes de la théologie catholiques, signé du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi en 1985. L‘ensemble du texte est disponible en un volume unique ou sous la forme de 7 petits livrets, plus pratiques à manipuler.

Sur le fond de l’ouvrage, rien à redire. tout est dit, de manière précise et juste. Pour autant, le corolaire de cette justesse réside dans l’extrême rigueur des termes et des concepts employés. Le cardinal Ratzinger fait en effet preuve de minutie en décortiquant le concile. A propos des communautés et de l’Eglise, il distingue par exemple (à la suite du concile d’ailleurs, mais également en partant de la théologie catholique antérieure), l’Eglise universelle, l’Eglise locale et l’Eglise particulière.  poursuivre la lecture…

Mgr Yougbaré, premier évêque originaire d’Afrique de l’Ouest, a participé au concile Vatican II

Parmi les décrets du concile Vatican II, il y en a un qui mérite toute notre attention, même s’il est considéré (à tort selon moi) comme un texte mineur du concile : il s’agit du décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise (Ad Gentes), signé lors de la dernière session.

Pour la première fois en effet, un concile rassemblait des évêques du monde entier, et donc, les protagonistes de la mission ad gentes, à entendre au sens de “aux païens”. Ce texte est un saisissant résumé des fondements du concile sur l’Eglise, et plus particulièrement de la constitution sur l’Eglise, Lumen Gentium. Comparons, à titre d’exemple, les premières phrases des deux documents :

Envoyée par Dieu aux nations pour être « le sacrement universel du salut1 », l’Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son fondateur (cf. Mc 16, 16), est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Évangile à tous les hommes. poursuivre la lecture…

Vénérés frères
Chers frères et sœurs,

 

À 50 ans de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents – et que je salue affectueusement – ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques : la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Evangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. poursuivre la lecture…

Le père Joseph Ratzinger, à l’époque du concile Vatican II

Demain, l’Osservatore Romano, le journal du Saint Siège, publiera un numéro spécial pour les 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II. On y trouvera un texte de Benoît XVI, expert au concile, dans lequel il y relate sa lecture de l’événement ! En attendant le numéro du journal, retrouvez ci-desous le texte. Il s’agit de la préface du livre, « Zur Lehre des Zweiten Vatikanischen Konzils » (il y aura deux tomes) reprenant les écrits conciliaires de Joseph Ratzinger. C’est Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctine de la Foi, qui en sera l’éditeur. 

 

Ce fut une journée splendide lorsque, le 11 octobre 1962, avec l’entrée solennelle de plus de deux mille Pères conciliaires dans la basilique Saint-Pierre à Rome, s’ouvrit le Concile Vatican II. En 1931, Pie XI poursuivre la lecture…