Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

« Les 50 ans de Vatican II, c’était l’an dernier ». Voilà ce que j’entends parfois. Et du coup, effectivement, le titre de ce blog « Vatican II, objectif 50 ans » paraît dépassé, vieillot, comme si le blog n’était plus mis à jour (merci à Emmanuel d’ailleurs, qui en est le principal – quasi l’unique – contributeur ces derniers temps).

Mais pourtant, il m’apparait important aujourd’hui de conserver ce titre. Car poursuivre la lecture…

Voici un article publié dans ‘Eglise de Metz », le bulletin officiel de l’Eglise Catholique en Moselle. Alors que la fête de la Toussaint approche, alors que l’appel universel à la sainteté va être à nouveau annoncé par la proclamation de l’Evangile des Béatitudes, ce décret et ses presque 50 ans d’existence, nous rappelle avec que c’est la vie chrétienne de ses membres qui assure à l’Eglise sa première et primordiale oeuvre missionnaire.

Vivre chrétiennement dans le monde, tel est l’appel missionnaire!

 

Le décret Ad gentes fait partie de cette incroyable série de documents promulgués à la fin de la 4ème et dernière session du Concile.

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Voici un article publié pour la revue « Eglise de Metz » en juin 2015, le bulletin officiel de l’Eglise Catholique en Moselle.

 

Parlez du diaconat permanent, c’est à la fois évoquer une histoire récente de restauration, mais c’est en même temps évoquer les racines apostoliques de l’Eglise. Les Actes des Apôtres parle du « service » sur avec le récit de l’institution des sept pour le service des tables (Ac 6, 1-7). Est-ce que cette institution des sept pour le service est le fondement apostolique du « diacre » ? Saint Irénée interpréta ce récit comme le récit fondateur du ministère diaconal, mais il faut reconnaitre que cette vision n’est plus actuelle. Les Actes des apôtres parle du « service » et non du « diacre ». A ceci s’ajoute les enseignements de saint Paul dans la lettre aux Philippiens (Ph 1,1) et à Timothée (1 Tm 3, 8-13.
En fait, l’un des textes patristiques les plus évocateurs concernant la figure du diacre est la « Didascalie des apôtres » (IIIème siècle). Le diacre est celui qui donne un témoignage d’amour au Christ et aux chrétiens dans l’accomplissement des œuvres caritatives, dans la cé-lébration des mystères sacrés et dans l’exercice d’une charge pastorale. Malgré une disparition progressive après l’âge d’or de l’époque patristique, la figure du diacre est totalement absente du visage de l’Eglise depuis le VIIème siècle, pour n’être qu’une étape vers l’ordination presbytérale.

Rétablir le diaconat comme un degré permanent de la hiérarchie de l’Eglise n’est pas née à Vatican II. Elle était déjà présente avant la seconde guerre mondiale. Elle s’est surtout développée après 1945, dans les pays de langue allemande. Cette question était d’autant plus pertinente que les besoins pastoraux étaient grands face à l’emprisonnement, à la dispersion ou à la mort d’un nombre de prêtres suite au conflit. Cette question pastorale s’accompagne en outre d’études sur les aspects théologiques et historiques du diaconat.
A travers le Concile, il y a six textes qui parlent du diaconat. La constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium (n°29) parle de « restaurer ». Le décret sur l’évangélisation Ad gentes (n°16) parle de « rétablir ». Quant au décret sur les Eglise orientales Orientalium ecclesorium (n°17), il parle « d’établir ». Avant même de naître d’une considération pastorale, la question du diaconat a été d’abord été abordée sous l’angle théologique, tout simplement parce que ce dernier a été une partie de la constitution de l’Eglise dès les âges apostoliques. Restaurer le diaconat permanent c’est manifester visiblement le mystère de l’Eglise. C’est ainsi que le diacre n’est ni un « super laïc », ni « sous prêtre » : il est pour lui-même la manifestation d’un degré du sacrement de l’Ordre. Degré en tant que tel, et non une simple étape vers le presbytérat.
Restaurer le diaconat permanent entraine par la même occasion, un approfondissement renouvelé du sacrement de l’Ordre et surtout du ministère ordonné. Encore aujourd’hui cette question reste ouverte chez les théologiens.

Nous pouvons discerner trois raisons principales pour la restauration du diaconat permanent. Tout d’abord, comme degré propre de l’Ordre, il permet de reconnaître les éléments constitutifs de la hiérarchie sacrée voulue par Dieu (cf Lumen Gentium, la structure hiérarchique de l’Eglise). Ensuite, c’est une réponse à la nécessité d’assurer le soin pastoral indispensable aux communautés qui en ont été privées à cause du manque de prêtres. Enfin, c’est une confirmation et une complète incorporation au ministère de l’Église ceux qui exercent le ministère de diacres.
Paul VI promulgua en 1967 les normes générales du diaconat permanent, puis en 1972 un autre texte concernant plus largement l’ordre des diacres.

Une série de vidéos suite à un colloque sur Vatican II qui a eu lieu à Toronto sous l’impulsion des dominicains.

On y redécouvre la « nouveauté de la réforme liturgique, avec le fr. Peter Spichtig :

Le fr. Denis Halft est islamologue. Il a vécu au Liban, en Iran, en Syrie et en Égypte et parle l’arabe et le persan. Il maintient poursuivre la lecture…

Nous sommes le 21 novembre 2014….

Et en regardant les multi-médias catholiques et autres funambules de la communication en réseau à la mode, je ne peux, à l’heure (12H…) où je publie ce billet, qu’être déçu…

Déçu, parce que le 21 novembre 1964, s’achevait la 3ème session du Concile, qui a vu la promulgation de 3 textes majeurs concernant le mystère de l’Eglise. D’une part la constitution dogmatique sur l’Eglise « Lumen Gentium » (votée à 2151 voix contre 5), et d’autre part 2 décrets concernant les Eglises orientales catholiques (voté à 2110 voix contre 39), et l’oecuménisme (voté à 2137 voix contre 11)…

Et personne n’en parle!…

Il y a 50 ans, on posait les bases de renouvellement ecclésiologique inhérent à la vie actuelle de l’Eglise, mais aussi en vue de l’unité des différentes confessions chrétiennes.

Déçu… Egalement de cet oubli apparent du Saint-Siège…

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Petit, frêle, toujours un peu différent, mis à l’écart, fragile, mais aussi sensible, humble, bourreau de travail, intelligent, spirituel et passionné par la vie du monde et l’annonce de l’Evangile. Voilà en quelques mots le portrait dressé par Christophe Henning du pape Paul VI. Car au final, on ne connait que peu de choses de Jean-Baptiste Montini, avant qu’il ne soit pape : son passage à Rome, à la Secrétairerie d’Etat, et sa nomination à Milan, avant d’arriver sur le trône de St Pierre.

Pourtant, la vie de l’enfant de Brescia est plus complexe que le parcours tout tracé qu’elle laisse entrevoir, et il faut se plonger quelque peu dans ses jeunes années de ministère pour saisir la personnalité du futur Paul VI. Tout en travaillant au Vatican, le jeune prêtre est nommé aumônier national des étudiants, avant d’être remercié pour la grande distance qu’il avait avec la politique menée par Mussolini. On retiendra aussi son passage à Milan ou il a véritablement fait, comme archevêque, ses armes pastorales…

Une grande partie de l’ouvrage est consacrée à ses 15 années de pontificat, poursuivre la lecture…

Le Concile Vatican II demeure la « boussole » qui oriente notre marche à travers les évolutions de notre histoire humaine. Il demeure une « pierre d’achoppement » nous proposant une herméneutique des Ecritures et de la Tradition pour entrer en dialogue fructueux avec la pensée contemporaine.

Nous avions déjà consacré 2 articles sur la question du mariage. Déjà un article historique proposant une vision synthétique des textes majeurs de l’enseignement des papes Léon XII, Pie XI et Pie XII. Et un autre sur la question du mariage au moment de la phase préparatoire du Concile.

On peut trouver 3 moments où le Concile Vatican II parle de la question du mariage. Cet article vous propose un compendium des textes conciliaires. D’un point de vue synthétique on peut dire que le Concile Vatican II propose une méditation théologique sur la vocation chrétienne du mariage, à la fois dans son mystère théologal et dans ses conséquences anthropologiques et sociétales.

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C’est à partir de cette base théologique et anthropologique qu’il convient de dialoguer avec les questions profondes que certaines Sociétés soumettent plus ou moins au débat public, et d’y proposer une réponse « audible« , c’est à dire qu’elle puisse être déjà « entendue » et « comprise« , sans pour autant être ballotée avec l’adhésion de la mode qui passe, ou bien « admise » par la persuasion.

En son temps l’exhortation apostolique post-synodale du bienheureux Jean-Paul II: « Familiaris Consortio » datant du 22 novembre 1981, allait dans ce sens. C’est à dire que les questions sociétales de ces années-là furent analyser et confronter à la lumière de l’enseignement conciliaire, pour que l’Eglise propose une réponse face aux interrogations de notre temps, et des évolutions de la cellule familiale.

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Alors qu’il y a quelques jours nous avons clôturé la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, voici que le Patriarche Bartholomée 1er, chef spirituel de l’Eglise Orthodoxe de Constantinople, se trouve en France pour une visite de trois jours, entre le 28 et le 31 janvier 2014.

Nous ne pouvons que constater avec tristesse, la tendance plus ou moins exclusiviste des discours aux accents parfois fanatiques entre les partisans de la laïcité radicale, et ceux qui promeuvent les religions. L’unité du genre humain ne se construit pas avec des discours apologétiques qui ne s’adressent qu’aux partisans pour les renforcer dans leurs convictions exclusivistes, mais avec la sagesse d’une dispute raisonnée. C’est ce qui manque malheureusement actuellement: des discours qui construisent des ponts, plutôt que des tranchés.

Or, une grâce nous a été donnée, car pour inaugurer son voyage le mardi 28 janvier, le Patriarche Oecuménique a fait un discours remarqué, à l’académie des sciences morales et politiques sur la notion de liberté religieuse. Un discours fort qu’il convient d’accueillir non pas comme une arme pour mieux revendiquer que l’on a raison face à ceux qui ont tord, mais comme un ferment qui de part et d’autre, pourra faire germer des fruits de communion.

Il est de la pertinence de ce blog de proposer le discours intégral de ce Patriarche oecuménique de l’Eglise de Constantinople qui bénéficie de la primauté d’honneur au sein de l’Orthodoxie.

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