Vatican II : objectif 50 ans

Un blog pour préparer et vivre le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile

A vous tous, qui venez sur ce blog consacré au jubilé d’or du Concile Vatican II…

NOUS VOUS SOUHAITONS UNE BONNE ANNEE 2013!

Alors qu’à chaque 1er janvier, nous nous attardons à souhaiter le meilleur pour ceux que nous connaissons et aimons, en nous promettant les plus belles résolutions…

Discrètement, en ce 1er janvier, voici que la solennité de « Sainte Marie, Mère de Dieu » nous est proposée.

Son historique est pour nous l’occasion de penser au Concile Vatican II, et par la même occasion, la place de la Vierge Marie dans cet évènement ecclésiale.

Qui pourrait penser que la solennité de « Sainte Marie, Mère de Dieu » puisse autant cristaliser et synthétiser la démarche conciliaire entre Jean XXIII et Paul VI ?

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Paul VI clôturant le concile

Alors que nous célébrons en ce 8 décembre 2012 le 47ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II, j’ose en tirer un point saillant : celui de son avenir. En effet, il y a maintenant un peu plus de 50 ans, Jean XXIII ouvrait le concile Vatican II. Le concile a eu des répercussions que tout un chacun a pu constater, au niveau de la liturgie (français, messe « face au peuple »,…) comme à des niveaux plus pastoraux (l’œcuménisme, l’attention au monde dans la constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps) ou théologiques (le travail sur la Parole de Dieu et son interprétation aujourd’hui).

Mais l’élément central du concile reste, à mon sens, l’idée qui a présidé à sa mise en œuvre. Il faut remonter au 25 janvier 1959 pour comprendre ce qu’a voulu faire Jean XXIII. Après les vêpres à la basilique St Paul hors les murs, pour clôturer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le pape annonce aux cardinaux présents plusieurs nouvelles, dont son intention de convoquer un concile pour un aggiornamento, c’est-à-dire une « mise à jour » de la manière de présenter la foi. « Il convient, disait-il, que cette doctrine sûre et immuable, à laquelle on doit adhérer de manière fidèle, soit approfondie et exposée selon des demandes de notre temps. En effet, autre est le dépôt de la Foi, c’est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérée doctrine, autre est le mode par lequel elles sont annoncées avec toujours le même sens et dans la même acception ».

Voilà l’inspiration fondamentale du Concile, et tout le travail réalisé n’avait que ce but : rendre la foi compréhensible par les hommes et les femmes de ce temps. Un travail de réécriture en somme, de reformulation pour mieux présenter Dieu aux hommes d’aujourd’hui. 50 ans plus tard, il semble que le travail soit loin d’être fini, et à reprendre une fois de plus. Finalement, le concile, c’est encore maintenant !

Alors que nous célébrons en ce 8 décembre le 47ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II, je vous propose ci dessous une intervention de Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin. Elle a été réalisée à partir d’une conférence du P. Jean-François Chiron, théologien, co-président du groupe des Dombes. Vous pouvez retrouver ce texte dans les pages de l’évêque, sur le site du diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

I. Des conciles pour répondre à des problèmes

Vatican II fut un événement, un des plus grands événements du 20èmesiècle. À l’appel du pape Jean XXIII, 2400 évêques se sont réunis pendant trois ans pour réfléchir, non pas isolément mais ensemble car l’Esprit s’invite plus facilement quand deux ou trois sont réunis au nom du Christ. Mais pourquoi des conciles dans l’histoire ? Il faut d’abord se rappeler ce qu’est un concile : c’est une réponse à un problème ou une situation d’Église qui dépasse la dimension d’un diocèse. Les évêques s’y mettent à plusieurs pour y faire face. En se rassemblant ils ouvrent un concile. Au début de l’Église, dès le IIIe siècle, les évêques se réunissaient en province puis, au cours des siècles, les évêques se réunirent en venant de tout le monde connu : on a parlé de conciles « œcuméniques ». poursuivre la lecture…

Alors qu’est sortie il y a moins d’une semaine le dernier livre du pape Benoît XVI, je me permets de vous en recommander la lecture.

Pourquoi?

Tout simplement parce que sa méthode d’écriture et d’analyse manifeste l’intuition théologique qui émane dans la Constitution dogmatique Dei Verbum. Dans un article précédent, nous avions vu que la Constitution rappelle qu’il y a certes une unique source de la Révélation qu’est la Parole de Dieu, mais que cette dernière jaillie en 2 lieux: les Saintes Ecritures et la Tradition apostolique.

Il se trouve que c’est précisément dans cette perspective que le pape souhaite commenter et analyser les récits de l’Enfance de Jésus, selon saint Matthieu et saint Luc, et avec quelques allusions au Prologue de saint Jean.

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Une vidéo conçue pour les 50 ans de l’ouverture du concile Vatican II, dans le diocèse de Metz. Si les intervenants sont locaux, leur message est néanmoins universel !

 

Alors que du 12 au 22 novembre 2012, certains évêques des Provinces ecclésiastiques de France sont en visite « AD LIMINA », dont les évêques de Lorraine; il convient de comprendre le sens de cette visite.

Et si nous profitions de cela pour approfondir le sens de cette démarche et de cette « visite » au pape grâce aux textes du Concile Vatican II et en particulier « LUMEN GENTIUM« ?

On pourrait croire de manière caricaturale qu’il s’agit de faire un rapport de l’état d’un diocèse au pape, comme un Préfet viendrait rendre compte au Président de la République de sa gouvernance. Cette interprétation de type « suffragantiste» ne manque pas dans les esprits.

Or la visite « AD LIMINA » a une portée d’une toute autre envergure qu’il convient de découvrir ou de redécouvrir, à la fois théologique et spirituelle.

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Plusieurs ouvrages composent cette petite collection proposée par Pierre Téqui éditeur. Des ouvrages au format agréable, style livre de poche, et assez brefs, pour qu’on puisse les emmener partout. Mais vous ne les lirez cependant pas partout, car il faut un environnement calme pour entrer dans la pensée du cardinal Ratzinger. En effet, ces ouvrages sont des extraits du livre Principes de la théologie catholiques, signé du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi en 1985. L‘ensemble du texte est disponible en un volume unique ou sous la forme de 7 petits livrets, plus pratiques à manipuler.

Sur le fond de l’ouvrage, rien à redire. tout est dit, de manière précise et juste. Pour autant, le corolaire de cette justesse réside dans l’extrême rigueur des termes et des concepts employés. Le cardinal Ratzinger fait en effet preuve de minutie en décortiquant le concile. A propos des communautés et de l’Eglise, il distingue par exemple (à la suite du concile d’ailleurs, mais également en partant de la théologie catholique antérieure), l’Eglise universelle, l’Eglise locale et l’Eglise particulière.  poursuivre la lecture…